Antichrist de Lars Von Trier © DR
Eric Cantona et Ken Loach ensemble sur la Croisette pour Looking For Eric, c'est la surprise du Festival de Cannes. Depuis It's a Free World, son cinéma a considérablement évolué, il se montre plus cynique, plus cru dans son approche, on n'y ressent plus cette espérance naïve qui planait sur ses précédents films et l'incursion dans l'univers de Ken Loach d'Eric Cantona jouant son propre rôle se profile comme l'un des évènements les plus populaires du Festival pour le public français et britannique du moins.
Lars Van Trier ne laisse pas indifférent
Le second film de la compétition officielle présenté demain risque de déclencher une véritable polémique. C'est celui de Lars Von Trier, Antichrist. C'est le grand retour de ce cinéaste habitué de la Croisette, ayant monté les marches pour quasiment tous ses films, il a l'art de surprendre les festivaliers, de les secouer et s'est vu récompensé en 1996 par le Grand Prix du Jury pour Breaking The Waves et en 2000 par la Palme d'or pour Dancer In The Dark, sa comédienne, la chanteuse Björk décrochant celle du prix d'interprétation féminine. Antichrist, porté par Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg s'annonce dérangeant et assez anxiogène. Blessé par l'accueil frileux du public autour des sa trilogie américaine, le cinéaste danois semble revenir vers le cinéma qui lui a permis de s'imposer. S'il continue d'explorer la nature humaine dans ses travers les plus abjects, d'après les premières images Antichrist semble plus s'inscrire dans la lignée de ses premiers films Element of Crime ou Epidemic. Aux dernières nouvelles, la projection presse de dimanche soir a été houleuse, des injures ayant fusé, nous en reparlerons certainement mardi.
Johnnie To déçoit
La déception de dimanche c'est évidemment le film de Johnnie To, quelques séquences intéressantes, une imagerie percutante, mais l'ensemble reste assez lourd et poussif avec un Johnny Hallyday terriblement statique. Johnnie To cherche à désacraliser certains de ses plans en adoptant un ton volontairement comique, mais la sauce ne prend, on rit, certes, mais c'est plus de dépit.
Hostilités
Kinatay de Brillante Mendoza, en compétition, a déclenché une violente controverse sur la Croisette. Un film brutal, insoutenable, décrié par certains journalistes, encensé par d'autres avides de sentiments extrêmes. Après Ne te retourne pas, c'est le second film à générer une réelle hostilité, transcendée par la brutalité de certains journalistes se montrant totalement irrespectueux lors des projections, n'existant qu'au travers de critiques acerbes et souvent cruelles à l'égard des films, des critiques gratuites pour se mettre en avant. Un travers se démultipliant lors du Festival de Cannes. Il faut donc relativiser les rumeurs, les excès émotionnels et verbaux de la presse cannoise, samedi soir les spectateurs ont notamment longuement applaudi le film de Marina de Van, une standing ovation allant à l'encontre des sifflements des journalistes.
Des stars pas si inaccessibles
Des déceptions, des scandales palliés par un tourbillon de sulfureuses et lumineuses rencontres tout au long de cette dernière journée durant laquelle nous sommes passés de plage en plage aux grés des interviews. C'est le côté glamour de la Croisette et après une renversante rencontre hier avec Monica Bellucci venue au Balroom se remettre de sa longue journée de promotion, nous avons croisé Virginie Ledoyen venue défendre le nouveau film de Robert Guédiguian, Diane Kruger, évanescente, répondant aux questions des journalistes sur la plage du Majestic, Jean-Pierre Bacri déchainé animant la Croisette, Rachida Brakni séduisante se frayant discrètement un chemin dans la foule ou Jean-Marc Barr et Rosana Arquette se retrouvant nostalgiquement pour déjeuner au soleil prés d'une mer bleue translucide, alors que Fred Testot, notre lascar de la journée, a malencontreusement glissé dans sa mémoire, les fins de soirées sont dangereuses à Cannes...
Retour MYTF1
Chargement en cours...




