A l'origine de Xavier Giannoli © EuropaCorp
Le soleil brille sur la Croisette, on y croise le plus naturellement du monde des vedettes, Guillaume Canet et Marion Cotillard s'y promènent amoureusement ; Charlotte Gainsbourg en frôle discrètement les planches ; Gérard Jugnot discute activement du lancement de son prochain film sur le trottoir ; Christophe Barratier la traverse rapidement ; les frères Dardenne y font leur jogging tôt le matin après avoir y avoir dispensé une passionnante leçon de cinéma ; Bérénice Béjo l'illumine de son généreux sourire et Paolo Sorrentino y goûte nonchalamment son séjour comme Président d'Un certain regard, se mêlant quotidiennement à la foule des festivaliers.
On y goûte une certaine sérénité après les violentes bousculades et houleuses altercations de ces derniers jours, en attendant le quatrième et dernier film français de la compétition officielle qui sera présenté ce jeudi soir.
Depardieu et Giannoli
A l'origine est le quatrième long-métrage de Xavier Giannoli, après Les corps impatients, Une aventure et Quand j'étais chanteur. Après avoir remporté la Palme d'or pour son court-métrage, L'interview, en 1999, le cinéaste a déjà connu les honneurs de la compétition en 2006 avec Quand j'étais chanteur.
Estimant que "faire du cinéma c'est interroger l'époque à travers des histoires de sentiments", Xavier Giannoli adapte ici un fait divers survenu il y a près d'une dizaine d'années : l'histoire d'un escroc réussissant à duper toute une région en se faisant passer pour le maître d'œuvre d'un tronçon d'autoroute. Un subterfuge volant en éclat lorsqu'il s'éprend d'une jeune femme dont la présence le fragilise. Giannoli retrouve pour ce film Gérard Depardieu, dont il avait su saisir l'immense sensibilité dans son précédent film. Depardieu qui donne la réplique à Emmanuelle Devos et François Cluzet.
Haneke, le proche d'Isabelle Huppert
Second film en compétition ce soir, Le ruban blanc, le film qui risque de faire chavirer notre Présidente, proche de l'univers de Michael Haneke. Ce grand habitué du Festival a été salué par le Grand Prix du Jury en 2001 pour La pianiste, Isabelle Huppert et Benoît Magimel recevant tous les deux pour leur prestation les Prix d'interprétation. En 2005, le réalisateur obtient le Prix de la mise en scène pour Caché. Le ruban blanc pourrait provoquer un émoi général ce jeudi soir : le film est centré sur des tortures infligées cruellement aux enfants d'une chorale sous forme de rituels punitifs.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




