Mia Hansen Love, réalisatrice © DRAprès avoir été critique pour les Cahiers du cinéma et comédienne dans les films de son compagnon, Olivier Assayas, Mia Hansen-Love a présenté son deuxième film à Cannes. Le premier "Tout est pardonné avait également été sélectionné en 2006 dans la Quinzaine des réalisateurs. Cette fois-ci, son film Le père de mes enfants a été retenu dans la catégorie Un Certain Regard. Inspiré de la vie du producteur indépendant Humnert Balsan, le film a été chaudement accueilli. Il sortira en salles en décembre.
"Je suis arrivée samedi mais les journées son tellement remplies que j'ai l'impression que ça fait beaucoup plus longtemps que je suis à Cannes. La présentation de mon film Le père de mes enfants dans la sélection Un Certain Regard, était à 11h dimanche. J'étais beaucoup moins angoissée que la première fois parce que je savais ce qui m'attendait et puis même si j'ai envie que le public aime mon film, je suis contente du résultat et je continuerai à en être fière même si les spectateurs ne suivent pas.
Nous avions rendez-vous, les acteurs, les producteurs et moi à 10h15 dans le hall du Majestic. On était très nombreux et c'était drôle car tout le monde prenait des photos avec son téléphone portable, aussi bien les acteurs que les gens qui étaient dans le hall. On est allé à pieds jusqu'à la salle de projection. C'est juste à côté des fameuses marches. Avant le tapis des marches de la sélection Un Certain Regard était bleu mais cette année ils ont changé et mis un tapis rouge. Apparemment, c'est pour signifier qu'il n'y a pas de sous-catégorie et qu'il s'agit aussi de la sélection officielle.
Une des petites filles qui joue dans mon film était très déçue. Elle m'a dit qu'elle imaginait un escalier beaucoup plus grand. Il y avait quelques photographes mais un dimanche matin 11h, ça n'a évidemment rien à voir avec le show de la compétition officielle. Il n'y a d'ailleurs pas de vedettes dans mon film. Je n'avais pas non plus de robes de couturier, je suis venue en chaussures plates, j'avais envie d'être à l'aise. Et puis, présenter ce film en robe de princesse, ça n'aurait pas du tout été cohérent.
Une bobine floue
"Dans la salle de projection, Thierry Frémeaux a pris son micro et nous a appelé un à un sur scène. C'était drôle parce que nous étions une quinzaine alors qu'en compétition officielle, c'est beaucoup encadré, ils sont au maximum quatre. Parler en public, c'est ce qu'il y a de plus difficile pour moi. J'étais très émue alors j'ai fait court. Par contre, mon producteur a sorti une feuille de sa poche, il avait préparé son discours, c'était touchant.
Ensuite j'ai assisté à la projection. J'aurais bien aimé ne pas rester mais qu'est-ce que j'aurais fait ? Les 100 pas devant la salle ? C'était la première fois que ce film était projeté et c'est étrange d'observer que les réactions ne se font pas là où on les attend. Par contre, j'ai très mal vécu la deuxième moitié de la projection parce que la bobine était floue et ça m'a vraiment perturbée, je ne voyais plus que ça. Mais les réactions des spectateurs ont été plutôt bonnes.
Ensuite, nous avons enchaîné avec des photos call pour Télérama, Studio, Le Monde et les Inrocks. J'ai enchaîné avec une série d'interviews en plein soleil sur la plage. J'ai pris des coups de soleil. A 19h, nous sommes allés prendre un pot sur le bateau d'Arte puis j'ai rejoint la fête qui avait lieu en l'honneur de mon film dans une villa. Il y avait une piscine, dans laquelle personne ne se baignait. J'étais complètement épuisée donc je n'en ai pas beaucoup profité. Je n'ai même pas dansé ! Je n'ai pas croisé de vedette ni eu le temps de voir d'autres films. Je me rattraperai demain."
Demain : Ma journée à Cannes avec l'attachée de presse des Lascars
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