Un extrait de Paranormal Activity © DRLe réalisateur a voulu faire un film qui nous hanterait longtemps. Pendant notre douche comme le fit Psychose. Pendant nos brasses dans l'océan comme le fit -fait toujours en fait- Les Dents de La Mer. C'est rapé. Après avoir vu Paranormal Activity, dans les salles mercredi, on a sacrément dormi. Oui, on a eu cet immense privilège de voir le film lors d'une projection organisée pour la presse un soir d'octobre à Paris. Et par avance, on s'excuse d'être aussi rabat-joie pour tous ceux qui happés par le buzz créé autour de ce film d'horreur qui casse la baraque aux Etats-Unis, trépignent d'impatience. Pour les autres, qui seraient passé à côté du phénomène, rapide flash-back.
Le film d'horreur qui fait bondir l'Italie
"Paranormal activity" a provoqué des dizaines d'accès de panique en Italie, déclenchant une polémique sur l'absence d'interdiction du film aux mineurs.
Publié le 09/02/2010
Paranormal Activity : un buzz digne des plus grands pros
C'est un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma : Paranormal Activity sort mercredi en France. Ce petit film d'amateur a profité d'un formidable buzz parfaitement orchestré.
Publié le 01/12/2009
Paranormal Activity est un thriller fantastique réalisé avec un budget quasi inexistant : 11.000 dollars, des cacahuètes autrement dit. Et comme le Blair Witch Project il y a dix ans, il récolte depuis sa diffusion le jackpot. Bouche-à-oreilles, compliments lâchés sur Twitter, groupes crées sur Facebook... Du marketing savamment orchestré. Tout le monde en parle, tout le monde en dit du bien, tout le monde veut le voir projeter dans le cinoche du coin. La comparaison ne s'arrête pas là. L'œuvre est simplissime et réalisée à la manière d'un documentaire. L'image est floue, le cadrage mauvais et les deux acteurs inconnus. Le tout tourné en deux semaines. Le pitch : un couple tracassé par des phénomènes étranges dans leur immense maison en Californie s'achète un caméscope pour capter l'éventuel fantôme et tourne, tourne, tourne...
Du déo avant le dodo
Les médias américains racontent que le film a terrorisé Steven Spielberg. Tant et si bien que le réalisateur ne pouvait plus rester seul dans une pièce après l'avoir vu. Bigre. La presse outre-Atlantique relate également que certains spectateurs ont dû quitter la salle, submergés par tant de frissons. La vache. Autant vous dire qu'en entrant dans la salle de projection, je n'en menais pas large. Pire, j'avais même déjà un peu les chocottes. Noir opaque, silence total. Le film commence. La fille à ma gauche a déjà la tête dans son écharpe. Stressant. On dirait un film de famille sans prétention et surtout sans intérêt. Le couple est chez lui, la fille tricote, le garçon joue de la guitare. L'éclate. Chaque nuit, les deux amoureux branchent la caméra. L'héroïne se met du déodorant avant d'aller se coucher. Ça c'est très bizarre, je trouve. Ah, ils éteignent la caméra quelques minutes. Explication : ils ont fait des choses interdites "dans une douzaine d'états". Quelques spectateurs rigolent, moi pas. Je préfère rester prête à avoir peur, ça peut arriver n'importe quand ! Les nuits s'enchaînent, nos bâillements aussi. Ce que je retiens ? Pas grand-chose si ce n'est que l'héroïne change de pyjama tous les soirs, que ma voisine de strapontin se bouche les oreilles en fermant les yeux, et que le garçon à ses côtés vient de s'installer par terre et qu'il ferme un œil.
Aïe, je dois aller au petit coin. Pas très pro, grave erreur, oui, je le reconnais. Apparemment, je loupe ainsi la scène la plus flippante. Le collègue m'accompagnant me raconte que toute la salle a sursauté. "Mince, c'est vrai ?". "Ah ouais...", acquiesce ce grand gaillard. "Tu as eu peur alors ?" "C'est un sursaut, ce n'est pas de la peur", rectifie-t-il. Forcément, on ne peut pas vous raconter tout le film. Sachez qu'il y a beaucoup de "Oh my God" et de "Fuck" (un très gros mot dans la langue de Shakespeare), des cris et autres hurlements hystériques, pas vraiment d'hémoglobine, des "Micah no, please !!!", et que la salle s'est bidonnée ici et là. Générique de fin. Lumière. Les spectateurs se lèvent souriant. Ils ont de l'humour car les trois quarts des personnes interrogées se marrent d'avoir autant été bernés par un buzz. Dans le métro, je tente de comprendre les deux critiques reprises dans le dossier de presse : "Vraiment flippant", commente Bloody-Disgusting, "On a rarement eu aussi peur au cinéma", écrit DreadCentral.com. Personnellement, je me suis rarement autant ennuyée. C'est un euphémisme. Comme le résume un internaute, "on s'est bien fait buzzer".
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Le film d'horreur qui fait bondir l'Italie
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