L'Arbre de Julie Bertuccelli © Le PacteLe festival de Cannes se termine ce soir pour nous journalistes, qui venons de voir le dernier film, celui qui suivra la cérémonie de clôture dimanche soir, L'arbre de Julie Bertuccelli. Un récit d'une grâce touchante autour du deuil, celui d'un époux, celui d'un père, chacun affrontant cette réalité avec sa propre sensibilité. On retrouve dans la mise en scène de la réalisatrice du vibrant Depuis qu'Otar est parti une poésie qu'elle tient probablement des maîtres qu'elle a fréquentés, de Kieslowski à Iosseliani, une poésie par laquelle on se laisse emporter. Un très beau film de clôture, une note magique, pleine d'espoirs et d'émotions pour un festival qui en a cruellement manqué.
La Palme d'or puis 'L'arbre" en clôture
"L'arbre" de Julie Bertuccelli est présenté hors compétition pour la clôture du 63e festival de Cannes, dimanche soir. Il met ainsi un point final à une sélection grave, reflet des inquiétudes de l'humanité.
Publié le 23/05/2010
Moments forts
De ces quelques jours passés sur la Croisette, il nous reste le souvenir de quelques surprises autour de films saisissants, drôles ou surprenants, comme le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux, celui qui m'a le plus marqué, celui de Lee Chang-Dong, Poetry, Tamara Drewe de Stephen Frears ou encore celui d'Apichatpong Weerasethakul, Oncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures, quelques déceptions, personnelles, La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier ou Rebecca H. de Lodge Kerrigan, dont j'attendais beaucoup plus, enfin des films qui sans être exceptionnels restent intéressants, bien menés et assez frappants comme Hors-la-loi de Rachid Bouchareb ou Fair Game de Doug Liman.
Etrangement, comme chaque année, certaines thématiques dominent la compétition. Au-delà d'une réelle implication politique, que nous avions évoquée en ouverture du festival et qui s'est révélée pertinente et percutante, beaucoup de films se sont positionnés autour de la figure paternelle, celle de la filiation, de la transmission. On citera Chongqing Blues, Udaan, Biutiful, La Nostra Vita, Wall Street : l'argent ne dort jamais et même La princesse de Montpensier. Une figure paternelle qui cède sa place à l'image de la mère, celle du film de Julie Bertuccelli, une mère fragile et lumineuse, une éclatante image sur laquelle les portes du Grand Théâtre des Lumières se refermeront dimanche soir. Cannes s'achève, adieu Benicio, merci d'avoir irradié de ta présence les folles nuits de ce festival.
Et voici pour conclure cette parenthèse cannoise mon palmarès personnel :
- Palme d'or : Des dieux et des hommes de Xavier Beauvois
- Grand prix : Tournée de Mathieu Amalric
- Prix du jury : Another Year de Mike Leigh
- Prix d'interprétation masculine : Javier Bardem pour Biutiful de Alejandro Gonzalez Inarritu ex-aequo prix d'interprétation commune pour les comédiens de Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois
- Prix d'interprétation féminine : Prix d'interprétation commun pour les comédiennes de Tournée de Mathieu Amalric ex-aequo avec Yun Junghee pour Poetry de Lee Chang-Dong
- Prix de la mise en scène : Poetry de Lee Chang-Dong
- Prix du scénario : Copie conforme de Abbas Kiarostami
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La Palme d'or puis 'L'arbre" en clôture
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