Image d'archive. Franck Dubosc © TF1/LCIA quelques jours de l'ouverture du Festival de Cannes, les "Gérard du Cinéma", prix potaches et à contre-pied, ont récompensé lundi soir comme chaque année le "pire du cinéma français". Dans la catégorie du désespoir masculin, Franck Dubosc obtient la palme pour son rôle dans "Cinéman" de Yann Moix qui a également été distingué par le prix du plus mauvais film.
En compétition avec Fanny Ardant, Catherine Deneuve et Marisa Berenson, Carole Bouquet a été récompensée par le "Gérard de Madame la Grande Actrice qui va s'encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée". Luc Besson a reçu le "Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé" pour son dernier long métrage "Arthur et la vengeance de Maltazard".
Chaise vide
Le "Gérard de l'actrice dont le mari s'est tellement couvert de ridicule que ses réseaux ne lui permettent plus le moindre rôle" est allé pour la cinquième fois à Arielle Dombasle. Belle-soeur du président Sarkozy, Valeria Bruni-Tedeschi dans le film "Les Regrets" de Cédric Kahn, a été récompensée par le "Gérard de l'actrice qui ne bénéficie définitivement pas des réseaux de son beau-frère".
Ces prix déjantés s'inspirent des Razzie Awards, parodie des Oscars, et le jury réunit une vingtaine de journalistes de grands magazines dont Marianne, Le Monde des Livres, Le Nouvel Observateur et Technikart. Les trophées sont des parpaings dorés de 10 kg. Sans surprise, aucun des nommés n'a souhaité jouer le jeu, préférant la chaise vide.
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