Les Doors, c'est loin d'être the end

Par , le 02 juin 2010 à 18h15 , mis à jour le 04 juin 2010 à 18h04

L'avant-première de "When you're strange", le génial documentaire de Tom DiCillo sur les Doors, rempli d'images inédites et de révélations et raconté par Johnny Depp, c'était mardi dernier à Paris, suivie d'une soirée tribute très branchée au Bus Paladium. Planant !

The DoorsThe Doors, de gauche à droite : Robbie Krieger, Ray Manzarek, John Densmore et Jim Morrison © Paul Ferrara

L'affiche du documentaire Il y avait eu le fameux "The Doors" d'Oliver Stone avec Val Kilmer en 1991, 20 ans après la mort de Jim Morrison. Et depuis plus rien. Jusqu'à aujourd'hui, presque 40 ans après. "When you're strange", le documentaire du cinéaste américain Tom DiCillo -auquel Johnny Depp, s'il vous plaît, prête sa voix pour le commentaire- sort le 9 juin en France. Mais l'avant-première, c'était mardi soir dernier dans un cinéma du XXe arrondissement de Paris. Une salle pour les invités -journalistes et happy few- et une autre pour les fans. Les vrais, ceux qui avaient payé leur place pour voir les images avant tout le monde. Là, ambiance, le public vibrant et reprenant les chansons pendant l'heure et demie de projection.

Plus d'infos

 
Retour à la première salle où le batteur des Doors en personne, John Densmore, était venu nous présenter le documentaire, nous livrant même une anecdote sur Jim Morrison. Celle du chanteur arrivant un jour chez lui déprimé. Densmore lui conseille de mJim Morrison, des Doors, filmé en 1970 par Paul Ferraraonter sur la colline pour admirer la vue sur Los Angeles. Jim revient enchanté et sort un papier de sa poche. Densmore y découvre les paroles de leur futur tube "People are strange". "J'ai alors réalisé qu'il venait de transformer sa tristesse en art." Autre précision de taille, de la part de Tom DiCillo cette fois : il n'y a aucun acteur, toutes les images sont des archives tournées de 1966 à 1971, la mort de Morrison à Paris à 27 ans. Il fait bien de nous prévenir, tout commence par ces images troublantes et semblant hors du temps de Morrison conduisant en plein désert et écoutant la radio... qui annonce sa propre mort. Elles sont tirées d'un film expérimental du chanteur, tourné avec des amis en 1970, sur lesquelles DiCillo a ajouté le sonore radio. Détonnant.

De l'inédit et de l'anthologique
 
Et nous voilà plongés dans les sixties pour (re)découvrir l'un des groupes de rock les plus mythiques. Mais cette fois avec une ribambelle d'images inédites, d'anecdotes et de révélations, et en toile de fond cette Amérique partagée entre la libération hippie et le puritanisme. Fondés en 1965, les Doors (nom tiré d'un poème de William Blake) décollent vite, très vite. Les concerts légendaires et enregistrements grandioses se suivent et ne se ressemblent pas. Nourri de musique, d'alcool, de drogue et de sexe, Morrison est de plus en plus à l'aise à chanter sur scène autant qu'en poète. Tantôt éblouissant, tantôt amorphe, furieux ou étrange, mais toujours monumental, il assure le show... ou pas. Ses acolytes le repêchent toujours. Même après ce concert où il sera accusé d'atteinte à la pudeur et condamné à la prison. Réfugié à Paris, on le rThe Doorsetrouvera mort dans sa baignoire après une soirée alcoolisée en 1971... à 27 ans. 27 ans comme Janis Joplin, comme Jimmy Hendrix, comme Kurt Cobain et Brian Jones.
 
On ressort en ayant eu l'impression d'avoir assisté à un concert des Doors. Voire à plusieurs. En se disant que l'illustre "sexe, drogue et rock'n roll" n'a jamais été aussi bien incarné. En se demandant pourquoi on n'a pas récupéré le dernier album qu'on a prêté il y a des années à Jojo. Et avec l'envie irrépressible de foncer réécouter le 1er qui est bien au chaud à la maison. Seulement on a rendez-vous au Bus Paladium... pour une soirée tribute. Au menu : Arthur H, Izia, Amandine Bourgeois ou encore Camille Bazbaz se déchaînent en reprenant tous les tubes des Doors. So strange !

Par Diane Heurtaut le 02 juin 2010 à 18:15
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Culture
  

12 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • misterpatrick, le 03/06/2010 à 15h27

    C'est un euphémisme longue vie ca fait 40 ans que morrisson est décédé

  • pluezil, le 03/06/2010 à 14h12

    Oui enfin je crois qu'il les trouvait un peu culcul la praline aussi

  • halx, le 03/06/2010 à 12h29

    Super le titre!!! Non je rigole...

  • dominique-caen, le 03/06/2010 à 12h10

    Toute ma jeunesse, je suis d'accord avec vous un groupe extraordinaire, que du pur bonheur !

  • fontaine1972, le 03/06/2010 à 11h54

    C'est l'un des plus grands groupes de tout les temps. Ephémère mais tellement proche de l'excellence. MORRISON est une légende de rock. Bravo à J DEEP car le film d'Oliver STONE présenté un groupe de drogué et MORRISON un pseudo poète alors que ses textes sont magiques. Longue vie aux DOORS.

  • bonscott12, le 03/06/2010 à 10h37

    The DOORS un groupe extraordinaire avec un Jim Morrison qui ne voulait pas vieillir et qui est donc resté dans la légende. A écouter à réécouter..................

  • misterpatrick, le 03/06/2010 à 09h29

    Pourquoi agnès varda ne s'exprime pas sur ce film ou doc car elle était amie avec morrisson ,je crois meme qu'il est décédé chez elle ,étonnant le mystère morrisson ?

  • nicapae, le 03/06/2010 à 02h39

    Oui c est juste il n aimait guère les hippies , a qui il reprochait sans doute leur trop grande desinvolture face aux grande luttes a mener . ca devait etre terrible ce sentiment d etre incompris

  • pluezil, le 03/06/2010 à 00h41

    Jim Morrison n'aimait pas les hippies...

  • 61clementine, le 02/06/2010 à 23h47

    Oui, tant mieux pour nos oreilles ! Que du bonheur à écouter !!!!!!!!!!!

Lire tous les commentaires

      logAudience