The Doors, de gauche à droite : Robbie Krieger, Ray Manzarek, John Densmore et Jim Morrison © Paul Ferrara
Il y avait eu le fameux "The Doors" d'Oliver Stone avec Val Kilmer en 1991, 20 ans après la mort de Jim Morrison. Et depuis plus rien. Jusqu'à aujourd'hui, presque 40 ans après. "When you're strange", le documentaire du cinéaste américain Tom DiCillo -auquel Johnny Depp, s'il vous plaît, prête sa voix pour le commentaire- sort le 9 juin en France. Mais l'avant-première, c'était mardi soir dernier dans un cinéma du XXe arrondissement de Paris. Une salle pour les invités -journalistes et happy few- et une autre pour les fans. Les vrais, ceux qui avaient payé leur place pour voir les images avant tout le monde. Là, ambiance, le public vibrant et reprenant les chansons pendant l'heure et demie de projection.
2010 : les tops et les flops sur grand écran
<b>Rétro 2010 -</b>TF1 News revient avec les experts d'Excessif sur une année d'émotions et de déceptions dans les salles obscures. Partagerez-vous nos coups de coeur et nos coups de pique ?
Publié le 15/12/2010
Exhibitionnisme: Jim Morrison blanchi 40 ans après ?
Le chanteur des Doors, poursuivi en 1969 pour obscenité après un concert à Miami, pourrait être gracié par le gouverneur de Floride.
Publié le 09/11/2010
Retour à la première salle où le batteur des Doors en personne, John Densmore, était venu nous présenter le documentaire, nous livrant même une anecdote sur Jim Morrison. Celle du chanteur arrivant un jour chez lui déprimé. Densmore lui conseille de m
onter sur la colline pour admirer la vue sur Los Angeles. Jim revient enchanté et sort un papier de sa poche. Densmore y découvre les paroles de leur futur tube "People are strange". "J'ai alors réalisé qu'il venait de transformer sa tristesse en art." Autre précision de taille, de la part de Tom DiCillo cette fois : il n'y a aucun acteur, toutes les images sont des archives tournées de 1966 à 1971, la mort de Morrison à Paris à 27 ans. Il fait bien de nous prévenir, tout commence par ces images troublantes et semblant hors du temps de Morrison conduisant en plein désert et écoutant la radio... qui annonce sa propre mort. Elles sont tirées d'un film expérimental du chanteur, tourné avec des amis en 1970, sur lesquelles DiCillo a ajouté le sonore radio. Détonnant.
De l'inédit et de l'anthologique
Et nous voilà plongés dans les sixties pour (re)découvrir l'un des groupes de rock les plus mythiques. Mais cette fois avec une ribambelle d'images inédites, d'anecdotes et de révélations, et en toile de fond cette Amérique partagée entre la libération hippie et le puritanisme. Fondés en 1965, les Doors (nom tiré d'un poème de William Blake) décollent vite, très vite. Les concerts légendaires et enregistrements grandioses se suivent et ne se ressemblent pas. Nourri de musique, d'alcool, de drogue et de sexe, Morrison est de plus en plus à l'aise à chanter sur scène autant qu'en poète. Tantôt éblouissant, tantôt amorphe, furieux ou étrange, mais toujours monumental, il assure le show... ou pas. Ses acolytes le repêchent toujours. Même après ce concert où il sera accusé d'atteinte à la pudeur et condamné à la prison. Réfugié à Paris, on le r
etrouvera mort dans sa baignoire après une soirée alcoolisée en 1971... à 27 ans. 27 ans comme Janis Joplin, comme Jimmy Hendrix, comme Kurt Cobain et Brian Jones.
On ressort en ayant eu l'impression d'avoir assisté à un concert des Doors. Voire à plusieurs. En se disant que l'illustre "sexe, drogue et rock'n roll" n'a jamais été aussi bien incarné. En se demandant pourquoi on n'a pas récupéré le dernier album qu'on a prêté il y a des années à Jojo. Et avec l'envie irrépressible de foncer réécouter le 1er qui est bien au chaud à la maison. Seulement on a rendez-vous au Bus Paladium... pour une soirée tribute. Au menu : Arthur H, Izia, Amandine Bourgeois ou encore Camille Bazbaz se déchaînent en reprenant tous les tubes des Doors. So strange !
Retour MYTF1
2010 : les tops et les flops sur grand écran
Chargement en cours...





