Claude Chabrol (archives) © TF1/LCI
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- L'hommage de Thierry Frémaux à Claude Chabrol - 05 min 38 s
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Célébrités et anonymes rendent hommage à Chabrol
Isabelle Huppert, Costa-Gavras, Sandrine Bonnaire, Stéphane Audran ou encore Frédéric Mitterrand se sont recueillis autour du cercueil du cinéaste, vendredi, devant la cinémathèque française, à Paris.
Publié le 17/09/2010
Disparition de Claude Chabrol : les réactions
Claude Chabrol est décédé dimanche 12 septembre à l'âge de 80 ans. L'hommage au cinéaste français est unanime. Voici un florilège de réactions à sa disparition.
Publié le 12/09/2010
Claude Chabrol est mort
L'annonce de la mort du cinéaste a été faite dimanche par Christophe Girard, adjoint chargé de la culture du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Claude Chabrol avait 80 ans.
Publié le 12/09/2010
Claude Chabrol était connu en outre pour son goût bien français pour la cuisine et il ne manquait jamais de placer des scènes de repas dans ses films. "Je ne comprends pas ceux qui se désintéressent des repas, ça les occupe tout de même deux fois par jour. Pour moi, c'est comme s'ils se désintéressaient de la vie", disait le cinéaste. "Le repas est un des rares moments où un être humain n'est pas tout à fait le même au début et à la fin. Si on fait la bonne addition ou la bonne soustraction, on arrive à comprendre les gens. A partir de là, c'est plus facile de travailler avec eux", ajoutait celui qui avait participé en 2004 à Dijon au premier festival "Cinéma et Gastronomie". Il se faisait un point d'honneur à bien nourrir ses acteurs: "Avant le tournage, je fais un repas avec eux pour voir si je ne me suis pas trompé". A la fin, il régalait l'équipe de petits plats et de bons vins.
"Ce n'est pas mal de n'être sûr de rien"
Portraitiste acide de la bourgeoisie, Claude Chabrol était lui-même issu de la moyenne bourgeoisie française. Son père était pharmacien. Elève modèle - licencié en lettres et en droit (dans la même promotion que Jean-Marie Le Pen) - le jeune Claude découragea pourtant ses parents, qui désiraient le voir reprendre l'officine paternelle, en quadruplant sa première année de pharmacie. Passionné de cinéma, il devint finalement critique dans des revues spécialisées, avant son arrivée aux célèbres Cahiers du cinéma. Et c'est grâce à l'héritage de sa première femme - "Sa grand-mère avait eu la bonne idée de mourir pendant que j'écrivais le scénario", disait-il - qu'il eut l'argent nécessaire pour se lancer dans le cinéma.
Ce boulimique de la pellicule devait alors considérer le cinéma comme un "hobby", tournant film sur film à la cadence moyenne d'un par an. Il signa de grands films mais aussi, selon sa propre expression, des "films alimentaires" comme Folies bourgeoises (1976), alternant films parisiens et films provinciaux où, selon lui, plus qu'à Paris, la nature humaine apparaît plus nettement.
Sur le plateau, il se montrait jovial, donnait peu de directives aux acteurs et aux techniciens avec lesquels il entretenait souvent des relations amicales après le tournage. "On peut très bien prendre les choses au sérieux sans les traiter avec sérieux", disait ce grand sceptique selon lequel "les certitudes font partie des malheurs de l'existence. Ce n'est pas mal de n'être sûr de rien".
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