Le salut du cinéma français viendra-t-il d'Hollywood ?

Par TF1 News (d'après agence), le 06 avril 2011 à 09h50 , mis à jour le 06 avril 2011 à 09h57

Les productions internationales tournées en France en 2009 ont sauvé le secteur cinématographique français du marasme et limité les pertes d'emplois, malgré la baisse d'un quart des investissements cette année-là, affirme une étude présentée mardi.

Moi, moche et méchantMoi, moche et méchant © Universal

Les temps sont durs pour le cinéma français. En 2009 (les données de 2010 ne sont encore connues qu'aux deux-tiers), les investissements ont plongé de 300 millions d'euros par rapport à l'année précédente, selon l'Observatoire de la production audiovisuelle et cinématographique en Ile-de-France, créé en 2006. Ce désinvestissement massif s'est traduit par une perte de 500 emplois permanents (2,5 %) et 4000 intermittents (sur 115.000 au total dont 100.000 en Ile-de-France). Avec la crise, notamment la baisse des recettes publicitaires pour les télévisins, on a produit moins de films et aucun films à gros budget (en 2008, Océans, de Jacques Perrin, avait bénéficié d'un budget de 80 millions d'euros), note le rapport.

Mais ce qui a empêché un total effondrement, ce sont les productions internationales, relève Olivier-René Veillon, directeur de la Commission du film d'Ile-de-France. Le dispositif du crédit d'impôt international alloué aux productions importantes - entre 1 et 4 millions d'euros - a ainsi pu profiter à quelques films en 2009, même s'il n'est entré en vigueur qu'en septembre.

Moi, moche et méchant, fabriqué en Ile-de-France

Les premiers furent Nodame Cantabile, premier long-métrage japonais tourné à Paris, Au-delà de Clint Eastwood et Inception de Christopher Nolan. Et surtout, le premier film d'animation hollywoodien entièrement fabriqué en Ile-de-France, Despicable Me (Moi, moche et méchant). L'entreprise, qui a nécessité la création de 200 emplois au studio Mac Guff, est aussi devenue l'une plus rentables avec plus de 560 millions de dollars au box-office pour un budget initial d'à peine 70 millions.

"Le crédit d'impôt international a rapporté environ 50 millions d'euros en 2009 et environ le double en 2010", estime Olivier-René Veillon. Et même si la plupart des tournages étrangers ne sont pas éligibles, ils ont vocation à créer de l'emploi avec l'obligation qui leur est faite de recruter localement des techniciens ou des figurants. Or, Paris et l'Ile-de-France disposent d'un patrimoine qui en font des lieux de tournages toujours désirables, partout dans le monde.

Par TF1 News (d'après agence) le 06 avril 2011 à 09:50
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