La comédienne est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var où elle résidait. Elle avait 66 ans. © LCIKristin Scott Thomas : Marie-France Pisier était "une véritable inspiration". "C'est une femme d'une énergie absolument solaire, c'était une femme curieuse de tout, qui ne se reposait jamais sur ses lauriers d'actrice. Elle écrivait des scénarios, elle écrivait des romans...", a déclaré l'actrice franco-britannique sur I-Télé. "Elle était non seulement une femme qui pensait, qui avait des avis sur tout, mais c'était aussi une femme qui était très, très liée à sa famille, une mère merveilleuse, qui s'entourait de tous ceux qu'elle aimait", a-t-elle ajouté.
La mort de l'actrice Marie-France Pisier
La comédienne s'est éteinte dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var où elle résidait. Elle avait 66 ans.
Publié le 24/04/2011
Frédéric Mitterrand: Le ministre de la Culture et de la Communication déplore la perte d'"une comédienne rare" et d'"une femme de caractère dont le charme et le jeu si subtil ont marqué le cinéma français". "Son charme, son humour teinté d'une délicieuse ironie et l'étrangeté qu'elle savait distiller dans ses personnages manquera au cinéma français et à nos coeurs", a déclaré le ministre dans un communiqué. "Ses débuts avec François Truffaut lui donnent une place toute particulière dans le cinéma de la nouvelle vague : son ton, sa diction, sa distance étrange s'harmonisent avec les univers d'Alain Robbe-Grillet, de Luis Buñuel, de Jacques Rivette puis d'André Téchiné avec qui elle obtiendra deux fois le César du meilleur second rôle, en 1976 et 1977". "C'était aussi une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Cet engagement ne cessa jamais, dans ses idées comme auprès des hommes remarquables qui furent ses compagnons", a-t-il encore dit, en rappelant que l'actrice fut aussi une "créatrice", adaptant elle-même son roman "Le bal du gouverneur" au cinéma.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris: "Avec elle disparaît une figure éminente, et profondément attachante, du cinéma français. Marie-France Pisier restera d'abord, dans l'esprit de tous, la Colette des films de François Truffaut, et elle gardera toujours, dans notre mémoire collective, l'insolence, le charme et la légèreté de cette jeune fille des années 60 (...) Son jeu particulièrement subtil, sa voix inimitable, son ingénuité étudiée laisseront une trace singulière et ineffaçable dans l'histoire de notre cinéma (...) Au nom de Paris et en mon nom personnel, j'assure la famille et les proches de Marie-France Pisier de ma sympathie et de ma solidarité" (communiqué).
Nicolas Sarkozy: "En nous quittant brutalement, Marie-France Pisier nous rejoue L'amour en fuite et, pas plus qu'Antoine Doinel, les Français ne s'en consoleront", écrit le chef de l'Etat dans un communiqué dans lequel il fait part de sa "tristesse". "Dans la petite annonce grâce à laquelle il l'avait découverte, pour tourner dans L'Amour à vingt ans, François Truffaut écrivait : la partenaire de Jean-Pierre doit être une vraie petite jeune fille, pas une lolita, pas une blousonne, pas une petite jeune femme. Elle doit être simple et rieuse. Si trop sexy, s'abstenir". "Marie-France Pisier, c'était cela : la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité", ajoute Nicolas Sarkozy, qui décrit cette "actrice populaire aux côtés de Jean-Paul Belmondo dans les films d'Henri Verneuil ou de Gérard Oury" qui "illuminait au même moment les oeuvres les plus âpres de Bunuel, Rivette ou Téchiné".
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