Xavier Beauvois et Michael Lonsdale lors de la 36è cérémonie des César (25/02/2011) © www.abacapress.comAvec pas moins de onze nominations, on pouvait attendre un déluge de récompenses pour Des Hommes et des Dieux aux César. Mais le palmarès révélé vendredi soir aura finalement été plus équilibré que prévu, couronnant certes le film de Xavier Beauvois, déjà très remarqué à Cannes avant de connaître un véritable succès dans les salles, mais aussi The Ghost Writer de Roman Polanski et Gainsbourg, Vie Héroïque de Joann Sfar.
François Damiens embrouille les Césars
Le comédien belge, connu entre autres pour les caméras cachées de Francois L'Embrouille, a fait rire l'auditoire de la cérémonie des Césars, vendredi, en dénonçant un "complot" contre le film l'Arnacoeur, pour lequel il n'a pas reçu de prix. Regardez-le ici.
Publié le 28/02/2011
Xavier Beauvois, un cinéaste contre la violence du monde
A 43 ans, ce cinéaste autodidacte connaît la consécration avec "Des hommes et des Dieux", successivement couronné à Cannes et triplement récompensé aux César, et qui a connu un succès inespéré dans les salles obscures.
Publié le 26/02/2011
Polanski évoque avec émotion son séjour en prison
C'est en allant chercher le prix d'honneur que le jury du festival du film de Zurich lui a décerné il y a deux ans, que le réalisateur a évoqué sa détention. Venu le recevoir une première fois en septembre 2009, il avait été arrêté à la demande de la justice américaine, qui le recherche pour un crime à caractère sexuel commis en 1977.
Publié le 29/09/2011
Ouverte par l'actrice américaine Jodie Foster, qui s'exprimait en français, la fête du cinéma français a d'abord longuement ovationné, debout, Olivia de Havilland : l'actrice américaine de 94 ans, inoubliable interprète d'Autant en emporte le vent, deux fois oscarisée. Après Jodie Foster, Jean Rochefort avait lancé la soirée avec gouaille, convoquant parmi les nommés pour le meilleur maître de cérémonie "Nathalie Baye, Antoine de Caunes, Félix Potin, Ricky Gervais" et même le leader libyen dont les jours sont comptés, "Mouammar Kadhafi".
Le retour de Roman Polanski
Le moment des remises des récompenses arrivé, le film de Xavier Beauvois contant l'histoire des moines de Tibéhirine, enlevés et assassinés en Algérie en 1996, est reparti avec trois prix dont celui du Meilleur film. Pour son réalisateur, ce film délivre "la parole d'intelligence" des moines : "Une parole qui dit qu'il ne faut pas avoir peur des autres, il faut juste se parler. C'est un message d'égalité, de liberté, de fraternité". "Frère Luc" dans le film, Michael Lonsdale a été pour sa part récompensé, pour la première fois à près de 80 ans, du César du Meilleur Second rôle. En revanche, Lambert Wilson a raté, à 52 ans et pour la 7è fois, le César du Meilleur acteur, décerné à Eric Esmonino pour Gainsbourg, Vie héroïque de Joann Sfar.
The Ghost Writer, dont le montage a été bouclé alors que Roman Polanski était emprisonné en Suisse, repart avec quatre trophées : meilleur réalisateur pour son auteur, meilleure adaptation (d'après un roman de Robert Harris), meilleure musique pour Alexandre Desplat et meilleur montage. Pour Polanski, 77 ans, cette soirée a sonné comme un retour parmi ses pairs après les épreuves judiciaires de l'année passée, liées à des faits vieux de près de 30 ans. Autres grands triomphateurs de la soirée, Gainsbourg, Vie héroïque, trois récompenses dont celles de Meilleur acteur et Meilleur premier film : pour Joann Sfar, auteur de BD jusqu'ici (Le Chat du Rabbin), cette reconnaissance "l'aide à se dire qu'il est vraiment un réalisateur de cinéma".
Dans le public, un acteur du nom de Jospin
Le César du Meilleur scénario original a récompensé Le Nom des gens, qui a également valu le César de la Meilleure actrice à Sara Forestier : à 26 ans, la pétulante interprète déjà césarisée pour L'Esquive en 2005 a volé la vedette à Catherine Deneuve. L'ancien Premier ministre Lionel Jospin qui tient son propre rôle dans le film avait pris place tout sourire dans le public. Chez les "Espoirs", Leïla Bekhti, 26 ans, a été distinguée pour son rôle dans Tout ce qui brille, de Géraldine Nakache et l'acteur vénézuélien Edgar Ramirez, 33 ans, pour sa prestation dans Carlos d'Olivier Assayas. Par ailleurs, le premier César du film d'animation a couronné L'illusionniste de Sylvain Chomet, tandis que celui du meilleur court-métrage est allé à Logorama (de François Aloux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain), déjà récompensé d'un Oscar en février 2010.
Enfin le cinéaste américain Quentin Tarantino a reçu un César d'honneur des mains de Diane Kruger et Christoph Waltz, ses acteurs dans Inglorious Basterds.
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