© LCILe 64e Festival de Cannes restera dans les mémoires non seulement par la grande qualité de sa sélection, mais aussi pour des motifs qui ne sont pas proprement liés au septième art. Les événements récents attestent que le Festival n'est pas à l'abri des convulsions de la planète. L'an passé, les éléments s'étaient déchaînés juste avant son ouverture. Un film - "Hors la loi", de Rachid Bouchareb - avait fait l'objet d'une polémique dès avant sa projection. Un cinéaste invité, l'Iranien Jafar Panahi, n'avait pu venir car incarcéré dans son pays. Jafar Panahi n'a toujours pas fait son apparition sur la Croisette cette année. Mais au moins son film, ainsi que celui de son compatriote Mohammad Rasoulof qui se trouve dans la même situation, ont fait le voyage cannois. On parlait cette année au moins autant de l'affaire Dominique Strauss-Kahn que des films projetés dans les couloirs du Palais des Festivals.
Le nouvel Almodovar, une sucrerie pour les festivaliers
Avant la montée des marches de l'équipe du film "La piel que habito" de Pedro Almodovar avec notamment Antonio Banderas, le film a enchanté les spectateurs qui ont pu le voir en avant-première jeudi matin. Un bol d'air et un souffle d'érotisme sur la croisette.
Publié le 19/05/2011
Cannes : alors les Français ont-ils été récompensés ?
A l'issue d'un millésime particulièrement riche, qui des 20 prétendants a reçu la 64e Palme d'or cannoise ? Maïwenn a-t-elle séduit la Croisette ? Le muet Jean Dujardin a-t-il conquis le jury ? Les frères Dardenne sont-ils pour la 1re fois repartis bredouille ? Voici toutes les réponses à vos questions.
Publié le 22/05/2011
Palme d'or : le choix de TF1 News
<b>Pronostic - </b>Alors que le jury présidé par Robert de Niro remettra dimanche soir la 64e palme d'or du festival de Cannes, TF1 News se mouille (virtuellement parce que la baignade n'est qu'un fantasme pour tout festivalier) et donne son choix. Le point également sur les tendances qui se dessinent et les films qui semblent tenir la corde.
Publié le 22/05/2011
Propos sur Hitler : Lars Von Trier "non grata" au festival de Cannes
Le réalisateur danois Lars Von Trier, qui avait exprimé la veille sa "compassion" pour Hitler, a été déclaré jeudi "persona non grata" par le Festival de Cannes, mais son film n'a pas été exclu de la compétition, a annoncé la direction du festival.
Publié le 19/05/2011
Une après-midi de silence avec Michael Lonsdale et Brigitte Fossey
<b>Reportage - </b>Pour la première fois, en marge du festival de Cannes, une association a organisé mercredi un "festival du silence". Des personnalités du cinéma étaient conviées par les moines cisterciens de l'abbaye de Lérins à partager leur vie monastique, loin du brouhaha de la croisette.
Publié le 18/05/2011
Propos sur Hitler : Lars Von Trier s'excuse
Le réalisateur danois a suscité le malaise mercredi sur la Croisette en professant qu'il "comprend" Hitler et en jugant que "Israël fait vraiment chier". Il s'est ensuite "excusé", se défendant d'être antisémite, raciste ou nazi.
Publié le 18/05/2011
Le tapis rouge de l'Amfar, TF1 News y était
<b>Reportage - </b>Jude Law, Janet Jackson, le prince Albert II de Monaco et sa fiancée, Gwen Stefani, Uma Thurman, Naomi Campbell ou encore Patrick Dempsey... le tapis rouge de la soirée de l'Amfar donné en faveur de la lutte contre le sida jeudi en marge du festival de Cannes était l'un des plus hype de l'année. Glamour à mort...
Publié le 20/05/2011
"Les bien-aimés" ou l'angoisse de ne pas être assez aimé
<b>Interview - </b>Le film Les Bien-aimés qui sortira à la fin de l'été en salles, clôture le 64e festival de Cannes dimanche soir. TF1 News a rencontré le réalisateur, Christophe Honoré, et ses actrices Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Ludivine Sagnier.
Publié le 22/05/2011
"La source des femmes", un conduit d'amour
<b>Interview - </b> du réalisateur et des quatre principales actrices du film "La source des femmes", dernier film à être présenté en compétition au festival de Cannes. Radu Mihaileanu revient sur les raisons qui l'ont motivé à réaliser ce film sur les femmes d'un village d'Afrique du nord qui décident de faire la "grève de l'amour" pour obtenir de leurs maris un puit.
Publié le 21/05/2011
Les "grévistes de l'amour" charment Cannes
A la veille du palmarès de Cannes, le dernier film en compétition, "La source des femmes" de Radu Mihaileanu, a été présenté samedi, avec la trentaine de femmes du village du Maghreb qui, dans le film, font la grève du devoir conjugal pour forcer leurs hommes à faire venir l'eau au village.
Publié le 21/05/2011
Le petit chien palmé, c'est lui
Uggy, le petit chien malicieux de "The Artist", le film muet et en noir et blanc de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, en compétition officielle au 64e Festival de Cannes, a été récompensé vendredi par la "Palm Dog". Ce prix récompense le meilleur chien apparaissant dans un film de la sélection. Uggy est un vrai pro de l comédie avec 12 films à son actif. De lui, on peut tout obtenir, "avec un hot dog" a déclaré Jean Dujardin.
Publié le 20/05/2011
Kusturica regrette les propos de Lars Von Trier
Le réalisateur et président de la sélection "Un certain regard" au festival de Cannes est revenu jeudi sur les propos tenus par Lars Von Trier sur Hitler. Pour Emir Kusturica, si c'est pour faire parler de lui, c'est stupide et pas drôle.
Publié le 20/05/2011
Lars Von Trier : Cannes sanctionne "un homme", "pas son film"
La direction du Festival de Cannes a décidé de "sanctionner un homme, pas une oeuvre", a expliqué jeudi à la presse Thierry Frémaux, délégué général de la manifestation, pour expliquer le maintien en compétition du film de Lars Von Trier après ses déclarations sur Hitler.
Publié le 19/05/2011
Podalydès s'est emparé de Sarkozy "comme d'une proie"
<b>Interview - </b>Denis Podalydès, interprète principal du film "La conquête" de Xavier Durringer qui fera l'événement mercredi au festival de Cannes, revient sur la façon dont il s'est glissé dans le personnage de Nicolas Sarkozy. A force de le regarder et d'écouter ses discours, il explique l'avoir apprivoisé comme un animal.
Publié le 17/05/2011
Chut on photographie, le festival du silence
Hors de la frénésie du Festival de Cannes, des personnalités ont répondu à l'invitation du père abbé de Lérins, pour partager, un court moment, un festival de silence.
Publié le 19/05/2011
Il y eut enfin l'exclusion de Lars Von Trier, prononcée par le conseil d'administration du Festival à trois jours de la clôture. Cette exclusion, qui n'a pas de précédent, est intervenue en raison des propos "intolérables" tenus par l'enfant terrible et prodige du cinéma lors de la conférence de presse qui a suivi la projection de son film "Melancholia" mercredi. Les déclarations de Lars Von Trier, qui relèvent de la "bêtise", selon l'expression du président du Festival Gilles Jacob, lui ont valu d'être considéré "persona non grata", au moins pour cette année. Surtout, cette décision de bannir un cinéaste qui avait remporté la Palme d'or en 2000 avec "Dancer in the Dark" fera "jurisprudence". Autant dire que les invités de Cannes sont invités à ne pas abuser de leur penchant à la provocation, ce qui en pratique ne devrait pas concerner grand monde. Mais l'incident a suffi à gâcher en partie le plaisir d'un millésime qui suscitait de grandes espérances et qui a, dans l'ensemble, bien rempli son contrat.
Alors, ce sera qui ?
De grands noms, pour certains déjà "palmés", étaient au rendez-vous, tels les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, Pedro Almodovar, Lars Von Trier, Aki Kaurismäki et Nanni Moretti. La liste était déjà si bien fournie qu'une autre pointure, l'Américain Gus Van Sant (Palme d'or en 2003 avec "Elephant") se contentait de faire l'ouverture de la section officielle non compétitive Un Certain Regard. Surtout, le tant attendu "L'Arbre de Vie", qu'on espérait déjà pour le Festival de 2010, était enfin là, seul représentant en compétition des Etats-Unis, dont la présence globale était toutefois nettement plus perceptible que l'an passé. Oeuvre ambitieuse et de toute beauté de Terrence Malick, un cinéaste paré d'un statut proche du mythe, le film a divisé la critique, ce qui était toutefois largement prévisible.
La compétition comportait un ovni, et avait été présenté comme tel par le délégué général Thierry Frémaux, "Pater", du Français Alain Cavalier. Cet exercice d'Art et Essai à deux voix, Alain Cavalier et Vincent Lindon, a plu à beaucoup et en a laissé froid autant. Il n'est pas le plus mal noté par la critique internationale, suivant les appréciations de 10 critiques, dont un Français, rassemblées par la revue Screen. Ce douteux privilège a été réservé à un autre film français : "L'Apollonide : souvenirs de la maison close", de Bertrand Bonello. Le désamour, voire l'indifférence qu'a suscité le long métrage, était palpable à l'issue de la projection. C'est "Le Havre", du Finlandais Aki Kaurismäki, qui arrive en tête du classement de la critique internationale, suivi de près par "Le gamin au vélo", des Frères Dardenne, puis, à égalité, de "L'Arbre de Vie" et de "The Artist", comédie muette en noir et blanc du Français Michel Hazanavicius. L'édition quotidienne de Screen s'arrêtait jeudi. Pour savoir ce que pensait la critique nationale, il fallait consulter la revue professionnelle Le Film Français, parue elle jusqu'à la fin de la manifestation. "L'Arbre de Vie" arrive là en tête, suivi de "The Artist" et de "Polisse", de Maïwenn. Comme toujours, les préférences de la presse ne préjugent en rien des choix qu'annoncera le jury présidé par Robert de Niro dimanche soir.
Retour MYTF1
Le nouvel Almodovar, une sucrerie pour les festivaliers
Chut on photographie, le festival du silence
Chargement en cours...




