"Gainsbourg, vie héroïque" et Polanski récompensés aux César

Par L.D. (Avec agence), le 25 février 2011 à 23h05 , mis à jour le 25 février 2011 à 23h32

Joann Sfar est récompensé pour son premier film sur la vie de l'auteur-compositeur. Roman Polanski obtient le César du meilleur réalisateur pour "The Ghost Writer". Leïla Bekhti reçoit le César du meilleur espoir féminin.

PolanskiRoman Polanski (archives). © DR

Avec Antoine Decaunes en Monsieur Loyal et Jodie Foster en présidente, la 36e cérémonie des César était placée vendredi soir sous les meilleurs auspices cinématographiques. Voici les premières récompenses remises au cours de la soirée.

  • François Damiens embrouille les Césars

    Le comédien belge, connu entre autres pour les caméras cachées de Francois L'Embrouille, a fait rire l'auditoire de la cérémonie des Césars, vendredi, en dénonçant un "complot" contre le film l'Arnacoeur, pour lequel il n'a pas reçu de prix. Regardez-le ici.

    Publié le 28/02/2011 François Damiens embrouille les Césars
  • Polanski évoque avec émotion son séjour en prison

    C'est en allant chercher le prix d'honneur que le jury du festival du film de Zurich lui a décerné il y a deux ans, que le réalisateur a évoqué sa détention. Venu le recevoir une première fois en septembre 2009, il avait été arrêté à la demande de la justice américaine, qui le recherche pour un crime à caractère sexuel commis en 1977.

    Publié le 29/09/2011 Polanski évoque avec émotion son séjour en prison
Plus d'infos

Consécration artistique ou symbole politiquen, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski, 77 ans, a reçu vendredi le César du Meilleur réalisateur pour son film "The Ghost Writer" dont le montage a été terminé alors qu'il était assigné à résidence en
Suisse.

Auparavant, le César du Meilleur Premier film a été attribué à "Gainsbourg, vie héroïque" de Joann Sfar, qui l'a reçu des mains du réalisateur franco-polonais Roman Polanski. Un film également récompensé pour le César du meilleur son. Autre œuvre consacrée au cours de la soirée, "Des Hommes et des Dieux", avec notamment le César du Meilleur acteur dans un second rôle décerné à Michael Lonsdale pour son incarnation de Frère Luc, moine cistercien. Un rôle qui lui permet d'obtenir sa première statuette compressée. A noter que "Des Hommes et des Dieux" était cité dans onze catégories différentes.

"Vive le cinéma"
  
Auparavant Roman Polanski avait déjà été récompensé : il a remporté, avec Robert Harris, le César de la Meilleure adaptation pour "The Ghost Writer", tiré du roman "L'Homme de l'ombre" de Robert Harris. Le musicien Alexandre Desplats a quant à lui reçu le César de la Meilleure musique originale de film pour cette même œuvre.
 
Autre personnalité reconnue du monde du cinéma à recevoir une statuette : Quentin Tarantino qui s'est vu décerner un César d'honneur. A 47 ans, l'auteur de "Kill Bill", "Pulp Fiction" ou plus récemment de "Inglorious Basterds" a tenu à partager sa récompense avec le grand producteur holywoodien Harry Weinstein, "mon mécène et père cinématographique", a-t-il insisté.  "Je promets de ne pas avoir la grosse tête à cause de ce César qui restera profondément ancré dans mon coeur", a-t-il déclaré, avant de s'écrier, en français, "Vive le cinéma", comme il l'avait fait il y a quelques temps au festival de Cannes.

 "Tout ce qui brille"

Restant de l'autre côté de l'Atlantique, le César du Meilleur film étranger a été décerné vendredi soir à "The Social Network" du cinéaste américain David Fincher, qui dépeint la naissance controversée du réseau social Facebook. Le film, grand vainqueur des Golden Globes américains, est également nommé aux Oscar dimanche soir.
 
Autre moment important de la soirée, le César du Meilleur espoir féminin a été décerné à Leïla Bekhti pour son rôle dans "Tout ce qui brille", de Géraldine Nakache. La jeune femme de 26 ans incarnait une jeune banlieusarde avide de mode, de luxe et de "beau monde", au côté de sa réalisatrice, qui a grandi à Puteaux et racontait dans ce film sa propre histoire. Elle avait été notamment vue et remarquée dans "Mauvaise foi", de Roshdy Zem.

Le César du meilleur espoir masculin a quant à lui été décerné à l'acteur vénézuelien Edgar Ramirez pour "Carlos, le film" d'Olivier Assayas, sur la vie du terroriste international Carlos Ilich Ramirez Sanchez.

Par L.D. (Avec agence) le 25 février 2011 à 23:05
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2 Commentaires

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  • fopamentir, le 01/03/2011 à 10h36

    La société bling bling bien représentée par toute les personnes présentes au césar qui pleurent sur la misère et bouffent du caviar tout les jours

  • freud1954, le 25/02/2011 à 23h43

    Michael Lonsdale formidable et inoubliable moine dans ...".le nom de la rose " de Jean-Jacques Annaud se voit enfin récompensé de ses extraordinaires interprétation religieuses ...il était plus que temps ! quant à Leïla Bekhti , elle a amplement mérité sa statuette , son role de papillon de banlieue attirée par le "bling-bling" d'une certaine société aisée étant criant de vérité ! ces 2 prix sont parfaitement mérités !

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