Photo du film "L'arbre" de Julie Bertucelli. © Les Films du PoissonSéance métaphysique dimanche soir, en clôture du 63e festival de Cannes, avec "L'arbre", de Julie Bertuccelli. Un film, présenté hors compétition, qui plonge dans la nature australienne pour nourrir une belle métaphore sur la vie et la mort, servie par une interprétation juste et sensible de Charlotte Gainsbourg.
Cannes... c'est presque fini...
<b>Le choix de Sophie - </b>Cannes va se vider peu à peu et terminer avec un beau film lumineux, L'arbre de Julie Bertuccelli. Le temps de faire un petit bilan et de vous donner mes favoris.
Publié le 22/05/2010
Cannes : les pronostics complets d'Evangéline Barbaroux
<b>Les échos d'Evangéline - </b> A quelques heures de la remise des Prix du Festival, dimanche soir, l'envoyée spéciale de LCI à Cannes nous détaille ses pronostics complets, avant de pouvoir - enfin - profiter un peu des fêtes de la Croisette.
Publié le 23/05/2010
Charlotte Gainsbourg raconte son aventure australienne
<b>Exclusif TF1 News - </b>Charlotte Gainsbourg se confie avant la projection hors compétition du film de Julie Bertuccelli, "L'arbre", où elle est à l'affiche, avec la nature australienne pour personnage principal.
Publié le 23/05/2010
Il met ainsi un point final à une sélection grave, reflet des inquiétudes de l'humanité -de la crise financière aux crimes de l'Histoire- en offrant une vision presque panthéiste du monde, où une chauve-souris apeurée, entrée par erreur dans une cuisine, vaut autant que les malheurs d'une famille bousculée par un deuil. Dawn (Charlotte Gainsbourg) est la mère comblée de quatre beaux enfants. Elle vit avec Peter (Aden Young) dans une maison de bric et de broc à l'ombre du plus magnifique figuier de Moreton Bay d'Australie. C'est contre le tronc de cet arbre que finit Peter victime d'une crise cardiaque au volant de sa voiture. Le drame frappe mais pour Simone (Morgana Davies), 8 ans, si son père est entré dans le figuier, c'est au sens propre. Il s'y est réincarné et lui parle en mêlant sa voix à celle du vent et des oiseaux. Elle aimerait que sa mère croit elle aussi au miracle. Mais Dawn rencontre George (Marton Csokas), un plombier de la ville, qui la détourne de l'arbre...
Wallaby, cacatoès et chauves-souris
Julie Bertucelli, auteur en 2003 du très remarqué "Depuis qu'Otar est parti", a expliqué que, pour son dernier film, son équipe "avait parcouru des centaines de kilomètres dans toute l'Australie pour trouver le plus bel arbre possible". "Nous voulions qu'il soit immense, avec des racines, et capable d'accueillir les enfants dans ses branches", a encore indiqué la réalisatrice. "On m'a proposé à plusieurs reprises de construire un arbre artificiel qui nous aurait facilité la vie, mais j'ai toujours refusé". Et si le film, adapté d'un roman de Judy Pascoe (Our father who art in the tree) n'est pas un manifeste écologiste pour la défense de la nature, il fait la part belle aux merveilles qu'offre l'Australie: des couchers de soleil sans fin sur le bush, une méduse dans l'océan, un peuple de fourmis géantes, un wallaby -seule concession au folklore australien habituel-, un cacatoès et, déjà signalées, des chauves-souris.
Charlotte Gainsbourg joue avec beaucoup de sensibilité une Dawn d'abord fragile, dévastée par la mort de son mari, de celui avec lequel elle avait construit son histoire, puis une Dawn qui s'affranchit de sa douleur, prête à entamer une nouvelle vie entourée de ses seuls enfants. Poussée par le vent, sans savoir vraiment où elle va.
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