© AFPUne constellation de petites lumières vertes plane dans les jardins de l'Hôtel-Dieu, des aspirateurs jouent de l'harmonica dans une salle feutrée d'un édifice ancien: la 9e édition de la Nuit Blanche de samedi à dimanche invitait à entrer dans l'intimité de dizaines d'oeuvres contemporaines. Sous un climat clément et doux, l'affluence a été plutôt forte dans la capitale, avec 1,5 million de personnes, selon la mairie.
"Avec Nuit blanche, on gomme le périphérique"
La 8e édition de la "Nuit blanche" à Paris s'élargit pour la première fois à neuf villes de banlieue.
Publié le 03/10/2009
Nuit blanche : sentinelles, poétesse et danseuses indiennes
Plus d'un million et demi de noctambules ont arpenté les rues parisiennes lors de la 7e édition de la Nuit blanche.
Publié le 05/10/2008
Paris fait sa Nuit blanche
La 7e édition se déroule depuis samedi soir jusqu'à dimanche matin. Cette manifestation met, le temps d'une nuit et gratuitement, l'art contemporain dans la rue. Le point sur les principales manifestations.
Publié le 04/10/2008
Delanoë dans la mêlée de la Nuit Blanche
Pour la dernière édition avant les municipales de cette manifestation célébrant l'art contemporain, le maire de Paris a sillonné la capitale.
Publié le 07/10/2007
Dernière Nuit Blanche pour Delanoë avant les municipales
La manifestation gratuite dévolue à l'art contemporain, la dernière de la mandature de Bertrand Delanoë, a lieu dans la nuit de samedi à dimanche.
Publié le 06/10/2007
Pour sa 6e édition, la Nuit Blanche se dématérialise
A l'occasion de la Nuit Blanche, la mairie de Paris propose une exposition intitulée "Second night". Son originalité : elle n'existe que sur Second life.
Publié le 05/10/2007
5e "Nuit blanche" sous les auspices du métissage
Cette nuit de samedi voit six quartiers offerts à l'art contemporain : Goutte d'Or, Carpentier, Marais, Bercy, Beaugrenelle, Champs-Elysées.
Publié le 06/10/2006
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë avait donné peu avant 22H30 le coup d'envoi sur le parvis de l'Hôtel de ville, devant l'oeuvre de l'artiste Michelangelo Pistoletto. Celui-ci a fait danser des néons qui disent dans une vingtaine de langues "aimer les différences" sur le fronton de l'imposant édifice. "Ce soir c'est la fête de la beauté mais il faut que la beauté soit du plaisir, pas quelque chose d'immobile, de froid et qui ne provoque rien sur le plan de la satisfaction" a dit Bertrand Delanoë. "Il y a un monde fou, je me suis beaucoup baladé à Belleville où j'ai vu beaucoup de plaisir partagé. C'est rare que je voie beaucoup de monde dans les rues, il y a des choses somptueuses", a-t-il ajouté. Son adjoint à la culture Christophe Girard a rappelé aussi que "c'était une journée lourde pour la préfecture de police" puisqu'il y avait la manifestation importante contre la réforme des retraites dans Paris, et "apparemment les manifestants très nombreux participent à Nuit Blanche!", a-t-il dit. "Nuit Blanche fait tomber la peur, met les gens ensemble pour partager du beau", a ajouté M. Girard.
Le métro théâtre de créations
Fait rare, même la préfecture de police (PP) a ouvert ses portes pour montrer les sculptures en marbre du sculpteur Maurizio Toffoletti: "on ouvre pour nuit blanche mais nous travaillons toutes les nuits!" riait un officier de police dans le pretigieux site samedi soir. Répartie dans trois secteurs de la capitale, cette édition 2010 avait l'art de faire découvrir des oeuvres distantes chacune de 200 mètres maximum. Exemple: au détour d'un parc, une vieille camionnette Citroën garée dans un bassin à Belleville (XXe) est éclairée de l'intérieur par un magnifique lustre. Juste à côté, on tombe sur une école éventrée de boudins blancs gonflés à bloc.
A l'hôtel de Lauzun (IVe), fleuron de l'architecture du XVIIe siècle, le visiteur pouvait non seulement pénétrer un site remarquable rarement ouvert au public, mais aussi s'arrêter dans la salle des gardes devant 13 aspirateurs jouant de l'harmonica. L'artiste, Céleste Boursier-Mougenot, a voulu détourner cet objet du quotidien: "Les aspirateurs sont reliés à des accordeurs de guitare qui déclenchent la soufflerie des harmonicas. En fonction de la note qu'ils entendent, ces aspirateurs recherchent une harmonie et quand la note qui les intéresse retentit, ils se déclenchent et jouent", expliquait un représentant de l'artiste.
Dans les jardins de l'Hôtel-Dieu, premier hôpital de France fondé au VIIe siècle, Erik Samakh relatait l'histoire de ses "lucioles", des minis lumignons solaires accroché en l'air qui scintillent la nuit après avoir emmagasiné la lumière du jour. Les quelques 140 projets artistiques étaient repartis dans le centre de Paris autour des îles de la Cité et Saint-Louis; à l'ouest, autour du Trocadéro et de la place de l'Alma et à l'est dans le quartier de Belleville et du boulevard de La Villette. La RATP étant partenaire officiel, les manifestations culturelles étaient reliées toute la nuit entre elles par les lignes 9 et 14 du métro et le réseau Noctilien. Le métro était lui-même le théâtre de créations.
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"Avec Nuit blanche, on gomme le périphérique"
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