Le Goncourt à Leroy, le Renaudot à Pennac

le 05 novembre 2007 à 13h29 , mis à jour le 05 novembre 2007 à 21h29

Les prestigieux prix ont été attribués lundi. Ils récompensent les auteurs d'Alabama Song, surprise littéraire de la rentrée, et de Chagrin d'école.

Gilles Leroy, Goncourt 2007Gilles Leroy, Goncourt 2007

L'interview de Gilles Leroy par Patrick Poivre d'Arvor
 

L'interview de Daniel Pennac
 

Selon le rite immuable, les lauréats des deux plus prestigieux prix littéraires ont été annoncés ce lundi à 13 heures devant le restaurant Drouant à Paris. Le Goncourt 2007 a été attribué à Gilles Leroy pour son Alabama Song, au 14e tour par 4 voix contre 2 à Olivier Adam. Le Prix Renaudot a lui été décerné à Daniel Pennac, auteur de Chagrin d'école, au dixième tour de scrutin.

Alabama song est l'une des surprises de la rentrée littéraire. Sorti discrètement en septembre, ce court roman a été en lice pour la plupart des grands prix littéraires de l'automne. Il figurait encore lundi sur les listes du Goncourt, du Renaudot et du Médicis. Gilles Leroy y raconte à la première personne le destin tragique de Zelda Fitzgerald, l'épouse de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald. D'une écriture élégante, il réussit à ne pas faire une biographie fictive supplémentaire sur ce personnage mythique, mais à peindre au contraire le portrait sensible d'une jeune femme tourmentée, condamnée à vivre dans l'ombre du grand écrivain.

Un prix hors sélection

Daniel Pennac, 62 ans, a été choisi alors même que son dernier livre ne figurait pas parmi les cinq ouvrages retenus dans la dernière sélection du prix Renaudot. "C'est une surprise absolue", a déclaré l'auteur de Chagrin d'école en arrivant sur le tard au restaurant Drouant. Le jury avait déjà fait de même en 2004 en attribuant son prix à Irène Némirovsky, auteur du roman posthume Suite française et décédée en 1942 à Auschwitz. Daniel Pennac reçoit ainsi pour la première fois un des grands prix littéraires d'automne.

Dans son livre autobiographique, cet ancien professeur de français raconte la blessure d'avoir été, des années plus tôt, cancre. "Si l'on guérit de la cancrerie, on ne cicatrise jamais tout à fait des blessures qu'elle nous infligea", écrit-il. Ce seront finalement trois professeurs et une étudiante en hypokhâgne qui redonneront sa confiance en lui au jeune homme, qui deviendra plus tard l'auteur à succès de la saga centrée autour du personnage de Benjamin Malaussène, entamée avec Au bonheur des ogres en 1985.

D'après agence

le 05 novembre 2007 à 13:29
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3 Commentaires

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  • Constant, le 05/11/2007 à 21h53

    Je suis heureuse pour Daniel Pennac. Si j'apprécie ses romans et ses chagrins d'école lus avec jubilation, j'ai toujours appécié sa manière de nous conseiller des livres d'autres auteur au détour d'interview.

  • Michel, le 05/11/2007 à 17h49

    Qui sont ces 2 élus ? Inconnus.

  • Tschumperlé, le 05/11/2007 à 15h42

    Cette Starac des porte-plumes est-elle encore importante lorsque'on a du mal à se payer le plein pour aller bosser ? Qui a encore les moyens d'acheter et le temps de lire le livre primé, hors les privilégiés bénéficiant des retraites spéciales ?

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