Voyageurs, un "time opéra" trépidant

Par , le 12 septembre 2008 à 12h41 , mis à jour le 12 septembre 2008 à 13h01

Chronique - Une jeune prostituée et un tueur cloné sont catapultés, malgré eux, dans le combat titanesque et sanglant de deux civilisations post-humaines.

Neal Asher Voyageurs Couverture du livre "Voyageurs" de Neal Asher, aux Editions Fleuve Noir © Fleuve Noir

Voyageurs
Editions Fleuve Noir, 22 euros, 358 pages

Voyageurs
Neal Asher
Editions Fleuve Noir
22 euros, 358 pages
 

Dans l'univers imaginé par Neal Asher, "tout est possible - ce n'est qu'une question d'énergie" nous prévient l'écrivain britannique. Et de fait, dans un futur lointain, la maitrise du voyage dans le temps est au cœur d'un conflit sanglant entre deux civilisations post-humaines, les Umbrathans et les Heliothans. Un terrain de bataille, où tous les champs de l'envisageable sont ouverts et tous les coups permis, entre des adversaires qui se donnent les moyens de s'annihiler mutuellement, non seulement sur un plan spatial mais aussi temporel.
 
Tapis dans le passé, aux origines même de la préhistoire, les Umbrathans attaquent les Heliothans, avec le soutien d'une créature impitoyable et terrifiante, appelée Cowl. Deux humains, "à l'ancienne" (ou presque), une prostituée droguée et un clone programmé pour tuer, vont faire les frais de cette bagarre titanesque, entrainés, malgré eux, dans un voyage chaotique et désespéré aux sources de l'humanité.
 
Paradoxes et courbes de probabilité
 
"Tout est possible - ce n'est qu'une question d'énergie", cette assertion vaut aussi pour le lecteur qui plongera, au fil des pages, dans un monde d'une richesse extrême pour peu qu'il s'accroche, afin de suivre le rythme effréné de tous ces bonds dans le temps. Pas question, ici, de ménager sa capacité de décryptage et de se laisser décourager par un récit à la terminologie complexe et aux ramifications tortueuses.
 
Si, en effet, les "Bioconstructs", "technologie vorpaline", "générateur de déplacement à fusion", "écailles temporelles" et autres "paradoxes" et "glissements" sur "courbes de probabilité" pourraient désorienter ceux que la technologie pure et dure rebute un brin, cette barrière conceptuelle une fois dépassée, les tribulations haletantes des personnages d'Asher happeront le lecteur dans ce "time opéra", aux dimensions fastueuses, dignes, pourquoi pas, d'une adaptation sur grand écran.

Par Ludmilla Intravaia le 12 septembre 2008 à 12:41
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