Le Goncourt 2008 au Franco-Afghan Atiq Rahimi

le 10 novembre 2008 à 13h02 , mis à jour le 10 novembre 2008 à 20h43

Le plus prestigieux des prix a été attribué lundi à l'auteur de "Syngué sabour". Le Prix Renaudot a lui été décerné au Guinéen Tierno Monénembo pour "Le roi de Kahel".

Le Franco-Afghan Atiq Rahimi, lauréat du Goncourt 2008 (10 novembre 2008)Le Franco-Afghan Atiq Rahimi, lauréat du Goncourt 2008 (10 novembre 2008) © TF1/LCI

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Grand favori, le Franco-Afghan Atiq Rahimi a reçu lundi le prix Goncourt, pour son livre Syngué sabour. Pierre de patience, paru chez P.O.L. Le plus célèbre des prix littéraires français a été attribué lundi à 13 heures, au restaurant Drouant à Paris, à ce romancier né à Kaboul en 1962 et réfugié en France dans les années 1980 pour fuir la guerre dans son pays. 

Avec ce premier roman écrit directement en français, Atiq Rahimi, 46 ans, a obtenu le prix au second tour, par 7 voix contre 3 pour Michel Le Bris, avec son livre La beauté du monde, paru chez Grasset. C'est "une surprise emplie de bonheur et d'honneur", a-t-il réagi sur LCI. "Pour moi, ce qui est extraordinaire, c'est que pendant toutes mes années d'exil ici en France, je ne me sentais pas capable d'écrire dans cette langue d'adoption. Maintenant que je rentre dans mon pays, j'écris directement en français, comme si quand je suis là-bas en Afghanistan, je deviens Français, et quand je suis en France, je deviens Afghan."

Le Renaudot choisit l'Afrique

Quelques minutes plus tard, le prix Renaudot a été décerné, au 11e tour, au Guinéen Tierno Monénembo pour Le roi de Kahel, paru au Seuil. Cet écrivain de réputation internationale, âgé de 61 ans, avait quitté son pays à la fin des années 1960 pour fuir la dictature de Sekou Touré. Auteur d'une dizaine de romans, dans lesquels il évoque notamment l'impuissance des intellectuels en Afrique et les difficultés rencontrées par les Africains en France, Tierno Monénembo raconte dans Le roi de Kahel l'épopée d'Olivier de Sanderval, précurseur de la colonisation de l'Afrique de l'ouest à la fin du XIXè siècle. Il a obtenu cinq voix contre quatre pour Elie Wiesel et son livre Le cas Sonderberg, paru chez Grasset.

Il y a une semaine, le prix Femina 2008 avait été attribué à Jean-Louis Fournier pour Où on va papa ? paru chez Stock. Le Grand prix du roman de l'Académie française a lui été remis à Marc Bressant pour La dernière conférence (Fallois). Jean-Marie Blas de Roblès a lui obtenu le Médicis mercredi avec Là où les tigres sont chez eux (Zulma). L'Interallié clora la saison des prix littéraires le 18 novembre.

(D'après agence)

le 10 novembre 2008 à 13:02
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4 Commentaires

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  • Solange, le 11/11/2008 à 16h35

    Bof, pas terrible les bouquins de Rahimi........ il ne mérite absolument pas ce goncourt.... à bon entendeur

  • Jaipur, le 10/11/2008 à 20h53

    Je trouve regrettable que l'on attribue ce prix prestigieux à cet écrivain pour un livre traitant d'un tel sujet. Pour moi c'est une décision politique au même titre que le Renaudot. Nous avons de très grands écrivains qui, à ce jour, n'ont pas encore reçu ce prix (je pense tout particulièrement à J d'Ormesson). Le jour où celui-ci va nous quitter tout le monde sera d'accord pour le regretter...

  • Jean Bonnot, le 10/11/2008 à 14h36

    Il a piqué le chapeau de Marc Veyrat !

  • Laurent, le 10/11/2008 à 14h03

    L'ayant pressenti je ne peux que me réjouir pour cet auteur audacieux et plein de sensibilité

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