Michel Le Bris, La Beauté du Monde, Grasset 2008 © Grasset/drMichel Le Bris
La Beauté du monde
Grasset
680 pp., 21,90 euros
Osa et Martin Johnson furent pour l'Amérique des années 20 Les amants de l'aventure. L'une ne fut pas que l'épouse de l'autre. Osa fut l'actrice de sa propre vie - et pas seulement devant la caméra de son cinéaste de mari, ancien compagnon de route de Jack London et précurseur du documentaire animalier.
Si une part d'elle-même resta à jamais ancrée dans son Middle West, son sweet home natal, l'autre la mena chez les anthropophages des mers du Sud, puis au Kenya - sa grande histoire - et dans cette autre jungle urbaine que fut le New York des Roaring Twenties. L'une, vraiment, ne fut pas que l'épouse de l'autre. Et, c'est d'ailleurs à travers ses yeux, et non ceux de Martin, que Michel Le Bris, directeur du festival malouin Étonnants Voyageurs, choisit de romancer les meilleures années de ces deux aventuriers américains.
Le retour de l'aventure
Cette somme a trouvé son public. Au début, j'étais moi-même séduit par ces premières pages sur la Prohibition, Harlem enfiévré où le jazz est roi. L'arrivée en Afrique et les premières descriptions de la savane sont aussi savoureuses, malgré leur côté photos jaunies du National Géographic. J'ai aimé aussi quelques considérations bien senties sur la jeunesse de l'Entre-deux-guerres ou sur les sources de l'art. On en est alors qu'au premier tiers à peine de bouquin.
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