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"L'Exil des anges", de l'Ecosse vers l'au-delà

Edité par
le 20 janvier 2009 à 05h30
Temps de lecture
5min
Gilles Legardinier thriller

Gilles Legardinier, auteur de "L'Exil des anges" (Fleuve Noir). / Crédits : scottishphotographer.com/visitscotland

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LivresInterview - Gilles Legardinier revient sur la genèse de son thriller, "L'Exil des anges", qui aborde une incroyable découverte autour de la mémoire humaine. Un roman qui intéresse d'ores et déjà les professionnels du cinéma.

Une découverte scientifique exceptionnelle, des chercheurs traqués par plusieurs agences de renseignements, trois jeunes irrésistiblement attirés par une mystérieuse chapelle écossaise... Voici les ingrédients de L'Exil des anges, un thriller efficace et très cinématographique qui fait l'objet d'une "belle mise en avant" de la part des éditions Fleuve Noir (lire l'encadré ci-dessous). LCI.fr a rencontré son auteur, Gilles Legardinier.

LCI.fr : Comment est née l'idée de L'Exil des anges ?

Gilles Legardinier : J'étais en Ecosse, il y a quatre ans. Dans la région des Trossachs. J'étais en train de penser à ce que j'allais faire sur un projet assez important pour moi et j'ai convoqué tous les bons esprits que j'ai pu rencontrer au cours de ma vie en me demandant ce qu'ils penseraient de ce projet. Je fais souvent ça. L'idée qui m'est venue, c'est que finalement des gens qui n'étaient plus là continuaient à exister en nous et à nous parler. Et je me suis dit que dans les Trossachs, il y avait une espèce de connexion particulière avec ce genre de choses, peut-être à cause du calme, peut-être à cause de la nature. C'était vraiment la toute première étincelle du roman.

L'Exil des anges thrillerLCI.fr : Est-ce pour cela que vous avez décidé de situer une grande partie de l'action du roman en Ecosse ?

G. L. : Oui mais aussi parce que la paix qu'il y a ici - à cause de la mentalité, de l'histoire... - te permet de remettre de l'ordre dans tes préférences, dans tes valeurs, dans tes priorités. Et en fait, tu fais un peu le ménage en toi, tu y vois plus clair. C'est souvent une terre de recul, oui. En tout cas, pour moi. Mais je n'ai pas écrit le livre en Ecosse. L'extérieur m'attire trop, les gens m'attirent trop pour que je reste enfermé des heures à travailler. J'emmagasine des lieux, des émotions, des couleurs, des textures puis je rentre en France et je m'enferme dans une cave (rire). Et là, je travaille comme un forcené.

LCI.fr : L'histoire aurait-elle pu se dérouler ailleurs qu'en Ecosse ?

G. L : Pas à mon sens parce que les personnages doivent faire face à eux-mêmes dans quelque chose de mouvementé au niveau de l'action et de très calme au niveau de l'environnement. Et je ne vois pas d'autre endroit où l'on puisse avoir du mouvement dans le calme. Et puis, l'Ecosse est un lieu propice à l'imagination. Chaque vallée a ses surprises. Cela met vraiment en éveil. Pour quelqu'un qui a envie de raconter une histoire, c'est une terre fabuleuse. 

LCI.fr : Comment vous y êtes-vous pris pour ne pas tomber dans les pièges du thriller ?

G.L. : Il n'y a pas eu de raisonnement. L'histoire, je l'ai vraiment racontée à l'instinct. C'est l'émotion et l'attachement à mes personnages qui me guident. En travaillant pour le cinéma [Gilles Legardinier écrit des dossiers de presse et participe à le réécriture de scénarios, NDLR], j'ai l'habitude de lire des histoires et à force de lire les mêmes passages obligés, ils existent en moi comme des repoussoirs. Il y a des choses que je n'ai pas envie d'écrire car je les ai trop lues. 

LCI.fr : Dans votre roman, les trois personnages se retrouvent malgré eux poursuivis par une agence gouvernementale américaine qui agit en dehors de toute légalité. Un sujet d'actualité...

G. L. : Dans ces agences, mais cela arrive aussi tous les jours dans les entreprises, il y a des gens qui sont courageux, qui font bien leur boulot et dont cette espèce d'énergie, d'idéal humain, est détournée et trahie par des personnes qui ont d'autres motivations. Ce qui est important pour moi dans le livre, c'est que face à la vraie vie, les gadgets de ces agences n'ont aucune prise. L'histoire l'a montré : tout leur échappe. Elles ont tous les moyens, elles ont tous les contrôles, et elles vont quand même finir par se faire bananer.

LCI.fr : L'Exil des anges évoque ce qui se passe après la mort. Pour autant, vous ne décrivez pas vraiment l'au-delà. Pourquoi avez-vous tenu à rester dans un récit réaliste ?

G. L. : Pour moi, une bonne histoire, c'est une histoire dans laquelle les gens peuvent se reconnaître. Il y a plein de façons d'envisager ce que peut être l'au-delà. Cela relève quasiment de l'intime et on en a tous une perception qui va du folklore débile à une réalité scientifique, en passant par des croyances, des religions. Je me suis arrêté à la limite où l'on empiète sur les terres des autres. J'ai essayé de me caler à la limite de l'universalité - modestement, hein, ce genre de mot, ça me fait toujours un peu peur - et j'ai parlé de ce qui était le plus universel et le plus sincère pour moi.

Gilles Legardinier : L'Exil des anges (Fleuve Noir), 360 pages, 18,90 euros.

Un auteur "résolument original"

Avec 20.000 exemplaires mis en vente dès le 15 janvier et une campagne de publicité dans la presse, L'Exil des Anges bénéficie d'une sortie ambitieuse en France. Les éditions Fleuve Noir sont persuadées d'avoir trouvé en la personne de Gilles Legardinier un futur grand auteur populaire. "Gilles a une voix très singulière, résolument originale, explique à LCI.fr son éditrice, Céline Thoulouze-Bizien. Il s'inscrit dans un genre bourré de codes mais il n'utilise aucune recette. Son livre nous a bluffé." Et le deuxième ouvrage, sur lequel travaille actuellement l'écrivain, suscite le même emballement au sein de la maison d'édition. Reste à savoir si le public suivra mais quel que soit l'accueil de L'Exil des anges, Céline Thoulouze-Bizien assure qu'une relation de confiance a été mise en place avec Gilles Legardinier. Et pour longtemps.
Les professionnels du cinéma semblent également s'intéresser à L'Exil des anges : le livre est sélectionné par le Festival du film de Berlin (5-15 février 2009) dans le cadre de Breakfast & Books, manifestation qui présente dix livres susceptibles d'être adaptés au cinéma. Le roman de Gilles Legardinier est également présélectionné dans la première liste des huit meilleurs livres pouvant être adaptés sur grand écran dans le cadre du Forum international cinéma et littérature qui se tiendra à Monaco du 19 au 21 mars.

crédit photos : Sandy Young, scottishphotographer.com/visitscotland

Commenter cet article

  • Miloo : Je n'ai pas pu poser ce roman avant d'avoir fini! Captivant, haletant, inventif... l'exil des anges est dans la lignée des thrillers de Michael Crichton, Bernard Werber ou Ken Follet.

    Le 26/03/2009 à 17h40
  • Véro : L'interview donne envie de lire le livre. Je vais l'acheter de suite.

    Le 20/01/2009 à 11h10
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