Harlan Coben - Faute de preuves © e-tf1Un homme se fait arrêter pour pédophilie après avoir été piégé lors d'une émission de télé par une journaliste. Une fois l'accusation passée, cette dernière se demande si elle ne s'est pas acharnée contre un innocent. Manipulation, rédemption, accusation, tout est abordé par le maître du polar, Harlan Coben.
Le gueuleton épistolaire d'Amélie Nothomb
<b>Roman - </b> En 2008, l'auteur entre en relation épistolaire avec un soldat américain caserné en Irak, désireux de partager avec elle le poids des horreurs de la guerre. Et quel poids : 180 kilos de graisse, comme ultime "acte de sabotage" de la machine militaire US.
Publié le 19/08/2010
Angoissante Justine
<b>Thriller - </b>"Bonne nuit mon amour", un thriller psychologique signé par une auteure suédoise à succès, emmène le lecteur dans les méandres de la perversion humaine. Tout en finesse. A découvrir.
Publié le 03/09/2010
Les monologues du voisin
<b>Roman - </b>Un TGV est stoppé par un "incident de personne". A bord, le narrateur entame un long voyage introspectif avec les fantômes qui l'habitent. Eric Pessan signe son 6e roman.
Publié le 13/09/2010
Jim Harrison et ses antihéros solitaires
<b>Nouvelles - </b>Jim Harrison revient avec trois longues nouvelles tissant trois destins solitaires sur fond d'Amérique au naturel.
Publié le 09/09/2010
Chronique d'une vie volée
<b>Roman - </b>D'une chronique acérée sur la bonne société en Virginie au tournant des années 50, "Féroces" de Robert Goolrick bascule par petites touches vers une autobiographie brutale. A lire.
Publié le 01/09/2010
Un roman à l'eau de rosse
<b>Roman - </b>"Une Affaire conjugale" d'Eliette Abécassis raconte une histoire de désamour. Une regard militant, documenté et partisan sur le divorce.
Publié le 23/08/2010
"L'Amie du Diable" : Quelle affaire ce thriller 2 en 1 !
<b>Policier -</b> Deux femmes assassinées le même jour, aucun lien apparent, deux inspecteurs qui font tout pour s'éviter, voilà les liens qui font de "L'Amie du Diable" de Peter Robinson, un roman attachant.
Publié le 16/07/2010
Dans la tête d'une meurtrière
<b>Roman - </b>S'inspirant du meurtre du banquier Edouard Stern par sa maîtresse, Régis Jauffret décortique une passion chienne en prenant le point de vue de la meurtrière. Et celui de la coupable ?
Publié le 28/07/2010
Musso fait dans le thriller
<b>Thriller - </b>Dans la famille Musso, je demande... le frère. Eh oui, Valentin Musso est aussi romancier. Il vient de publier son premier roman, "La ronde des innocents". Plus proche du genre de Grangé que de celui de son frère Guillaume.
Publié le 15/07/2010
TF1 News : Dans Faute de Preuves, vous abordez des thèmes difficiles, la culpabilité, la pédophilie, la manipulation...
Harlan Coben : Oui, le thème principal de ce nouveau livre parle de l'accusation et de ce que ça peut entraîner. Il y a une émission de télé-réalité aux Etats Unis, Catch a predator, qui traque les pédophiles et les violeurs en tout genre. En regardant ce programme, je me suis dis : que se passerait-il si un des hommes qui était attrapé était un de mes amis, quelqu'un qui m'était cher, est-ce que je le jugerais immédiatement coupable ? Est ce que je le ferais sortir de ma vie tout de suite ? Et s'il était innocent ? Et si... Et si... Et si.... Car il est courant, dans notre société, de juger les gens coupables avant de se demander s'ils sont innocents. En fait, Faute de Preuve est surtout un livre sur le pardon.
TF1 News : Internet a une grande place dans cette enquête comme vecteur de rumeur, d'intimidation. Quel crédit portez-vous à ce qu'on peut y trouver ?
Harlan Coben : Fondamentalement guère plus que ce que quelqu'un peut vous dire dans la rue. Aujourd'hui les gens ont tendance à d'avantage croire ce qu'ils voient écrit sur un écran. La technologie décrite dans le livre n'est pas du tout imaginaire ou d'avant-garde, c'est celle qui fait partie intégrante de notre quotidien, de notre monde et qu'on connaît tous.
Alors effectivement, ça parle d'internet qui prend une place importante dans nos vie. Nier que c'est comme ça serait idiot. Je mets en avant les questions qui sont posées par la place des nouvelles technologies dans nos vies. Je pense que ce qui a changé ce sont les instruments à partir desquels ont peut attraper les gens... pas les motivations. Mais je ne donne pas de réponses, je souhaite que les lecteurs se fassent leurs propres réponses.
| "Je suis bon pour poser des questions mais par pour y répondre. C'est le problème dans mes livres... et dans ma vie" |
TF1 News : Mais vous, avez-vous les réponses aux questions que vous vous posiez ?
Harlan Coben : Non. Je suis bon pour poser des questions mais par pour y répondre (rires). C'est le problème dans mes livres... et dans ma vie. Je me demande toujours s'il faut pardonner ou non, s'il faut croire ou ne pas croire. C'est une qualité pour les livres et peut-être un défaut pour mon quotidien. C'est pour ca que je n'aime pas prendre de postions très arrêtées.
TF1 News : Avez-vous été victime de rumeurs sur internet ?
Harlan Coben : Non, il y a eu des erreurs mais rien de très sérieux. Par exemple, on a dit que j'ai changé mon nom, que mon vrai nom était Ellian cohen et que je n'aimais pas le fait d'être juif et que je voulais le cacher. En fait, tout est parti d'un article qui disait que mon grand père s'appelait Ellian Cohen. Et plus tard mon père a changé Cohen en Coben. Voila comment une petite anecdote s'est déformée avec le téléphone arabe.
TF1 News : Dans Faute de Preuves, on croise Will de la série des Myron Bolitar...
Harlan Coben : Les livres doivent aussi être distrayants. Ce sont mes livres, je peux y faire ce que je veux (rire) et j'aime bien faire des croisements, faire des clins d'œil à mon public et, quelquefois fois, ça fait complètement sens. Quand j'ai fait ce livre, je pensais à Wendy, l'héroïne, à son monde, et c'est venu comme quelque chose de naturel. Cette très belle femme journaliste cherchait des infos sur le monde de la finance, alors introduire Will m'est venu presque naturellement. De la même manière, le personnage de l'avocate Hester Crimstein apparaît dans tous mes livres. D'ailleurs dans l'adaptation cinéma de Ne le dis personne de Guillaume Canet, c'est Nathalie Baye qui jouait ce rôle.
| "Dan Brown dit que je suis le roi du hook and twist comme à la pêche. Sûrement parce que c'est un vieux copain d'Université !" |
TF1 News : Vous pourriez en faire un personnage principal ?
Harlan Coben : Oui, sûrement. Quand j'ai fini un livre, souvent, j'ai le sentiment que je n'en ai pas fini avec un personnage. Le meilleur exemple est Bolitar puisque j'ai fait dix livres où il est le personnage principal.
TF1 News : Le style Coben est devenu une référence...
Harlan Coben : Dan Brown dit que je suis le roi du hook and twist (Amorcer et retourner) comme à la pêche. Sûrement parce que c'est un vieux copain d'Université ! Rire. Mais il y a un peu de ça. L'amorçage, c'est ce qu'on fait au début, et la fin, c'est le retournement : comment vous vous êtes fait avoir. Comment je le fais ? Je ne sais pas. J'adore cette idée de retourner l'intrigue dans un sens et dans un autre. En tant que lecteur j'adore ça, qu'on m'abuse qu'on me trompe.
Quand j'écris un livre, Je connais le début et la fin, et le reste se fait tout seul. Je sais très peu de choses sur ce qui se passe au milieu. Je ne fais pas de plan, ça vient tout seul. Je sais, moi, ou s'arrête le voyage. Là je savais très bien ce qui arriverait aux personnages mais pas comment j'allais révéler ce qui allait se passer.
| "C'est injuste qu'il y ait tant d'auteurs américains qui soient traduits en Europe et que l'inverse ne se produise pas" |
TF1 News : Avez-vous conscience d'être devenu un modèle pour les écrivains de romans policiers français ?
Harlan Coben : Malheureusement, ces auteurs ne sont pas traduits en Amérique. C'est injuste qu'il y ait tant d'auteurs américains qui soient traduits en Europe et que l'inverse ne se produise pas. Il y a eu une exception avec Stieg Larson et j'espère que ça va déclencher une vague de traduction du polar européen. Je me souviens, lors d'un de mes voyages en France pour un festival, d'avoir rencontré des auteurs français passionnants avec qui j'ai beaucoup aimé travailler. Mais c'était terrible parce que je n'avais pas pu lire leurs livres alors qu'eux avaient lu les miens. Il faudrait que j'apprenne le français mais je ne suis plus tout jeune et je ne suis pas très doué pour les langues.
TF1 News : Travaillez-vous sur votre prochain livre ?
Harlan Coben : Le prochain livre est plus pour les ados, c'est une idée de ma femme de faire un livre pour un jeune public. On y verra l'apparition du neveu de Myron Bolitar. C'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire. J'avais déjà parlé du frère de Myron Bolitar dans Haute tension. Et là je révèle ce qui s'est passé entre Myron et son frère. Je fais apparaître son neveu Mickey qui est une sorte de prolongation de son oncle. En tout cas, il y fait beaucoup penser mais il est beaucoup plus sombre que son oncle et, surtout, il le déteste. C'est une suite des livres pour adultes qui est lue par les jeunes ; mais j'espère que les adultes vont aussi le lire.
Faute de preuve
d'Harlan Coben
Belfond
22 euros
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Le gueuleton épistolaire d'Amélie Nothomb

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