Et le Goncourt 2011 revient à...

le 02 novembre 2011 à 07h42 , mis à jour le 02 novembre 2011 à 07h48

Ce mercredi, c'est le Jour J pour le Goncourt et le Renaudot. Parmi les prétendants au Goncourt, la révélation de la rentrée : "L'art français de la guerre", d'Alexis Jenni. Pour le Renaudot, quatre auteurs en lice : Emmanuel Carrère, Eric Reinhardt, Morgan Sportès et Shumona Sinha.

C'est peu avant 13 heures que doit être dévoilé ce mercredi le lauréat du Goncourt, le plus prestigieux prix littéraire français, pour lequel quatre prétendants sont en lice, dont la révélation de la rentrée, le premier roman d'Alexis Jenni, pépite arrivée par la poste chez Gallimard. Encensé par la critique et vendu jusqu'ici à 56.000 exemplaires, L'art français de la guerre est une fresque épique entre Indochine et Algérie, au goût de sang et de sueur, qui questionne l'héritage de vingt ans de guerres coloniales. Un roman ambitieux et exigeant d'un professeur de SVT lyonnais de 48 ans. De rares auteurs ont déjà décroché le Goncourt avec un premier roman, dont Jean Rouaud en 1990 avec Les champs d'honneur et Jonathan Littell, en 2006, avec Les bienveillantes.

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Autre prétendante au Goncourt, et autre belle surprise de la rentrée, Carole Martinez, avec son deuxième roman à l'univers féerique, Du domaine des murmures. Il est aussi publié chez Gallimard, qui fête son centenaire et pourrait bien le célébrer avec un nouveau Goncourt. Depuis 2000, la maison d'édition dirigée par Antoine Gallimard l'a obtenu à quatre reprises, contre deux à Grasset, sa rivale de toujours.

Sont aussi dans les starting-blocks, Sorj Chalandon, déjà sacré jeudi par le Grand prix du roman de l'Académie française pour Retour à Killybegs (Grasset), nouvelle plongée en Irlande du Nord, et Lyonel Trouillot, poète et romancier haïtien à la langue enchantée, avec La belle amour humaine (Actes Sud).

Quatre auteurs sont en lice pour le Renaudot, décerné comme le Goncourt chez Drouant, à peu près à la même heure. Ce sont Emmanuel Carrère, qui brosse avec maestria dans Limonov (P.O.L) le portait de cet écrivain russe sulfureux devenu leader ultranationaliste ; Eric Reinhardt, qui dépeint dans Le système Victoria (Stock) une liaison torride et mortelle ; Morgan Sportès, qui s'attaque au Gang des barbares avec Tout, tout de suite (Fayard) et la romancière d'origine indienne Shumona Sinha, qui parle de la souffrance d'une interprète auprès de demandeurs d'asile dans Assommons les pauvres ! (L'Olivier).

le 02 novembre 2011 à 07:42
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