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Les malheurs d'Eliette Abécassis (suite)

Edité par
le 29 octobre 2011 à 05h00 , mis à jour le 30 octobre 2011 à 13h27.
Temps de lecture
3min
Elliet Abecassis - Et te voici permise à tout homme

Elliet Abecassis - Et te voici permise à tout homme / Crédits : e-tf1

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LivresRoman - L'année dernière, Eliette Abécassis racontait à mots couverts son divorce dans son roman "Une affaire conjugale". Cette année, dans "Et te voici permise à tout homme", on a droit à : comment divorcer dans la religion juive.
La trame de ce nouveau roman d'Eliette Abécassis est relativement simple : une jeune femme tombe amoureuse d'un homme plus âgé qu'elle, qui représente l'idéal masculin. Ils vont avoir une relation amoureuse intense.. mais qui restera platonique.
Parce que cette jeune femme est très attachée aux traditions juives : si elle est divorcée civilement, elle n'est pas séparée religieusement. Or, ce divorce religieux ne dépend pas d'elle : selon certaines lectures des préceptes du judaïsme, l'homme peut refuser la séparation. Et s'il refuse, il ligote la femme et l'empêche de vivre pleinement aussi longtemps qu'il le souhaite.
L'héroïne d'Eliette Abécassis ne peut que se révolter. Mais elle vit mal sa propre révolte, car son éducation religieuse l'empêche de tout lâcher. Sa religion est ce qui la constitue intérieurement. Comme souvent dans les romans d'Elliet Abecassis, on a un peu l'impression d'être avec une bonne copine qui nous raconte sa vie.
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Alors, oui, c'est bien écrit, le style est impeccable, sauf qu'Eliette n'est pas notre amie, et que sa vie, nous intéresse finalement peu. Elle nous passionne beaucoup moins que son combat, celui de la position de la femme. Elle met en avant la répudiation de la femme dans le divorce, ce qui est nommé le guet dans la religion juive, une prérogative confisquée par les hommes, l'objet d'un chantage affectif et financier.
Car le mari n'hésite pas à demander un partage, à son avantage, des biens du couple en échange de promesses qu'il ne tiendra jamais. Elliet Abecassis dresse aussi le portrait de rabbins d'une lâcheté incroyable et met en avant la solidarité masculine qui l'emporte sur tout le reste.

Il ne faut pas lire Et te voici permise à tout homme comme uneattaque en règle de la religion, mais plutôt comme une attaque de la religion vue et appliquée par les hommes. Le roman fait aussi la part belle à des rabbins extraordinaires ou des femmes spécialistes de la loi juive. La foi juive est bien plus permissive qu'on veut le faire croire à l'héroïne qui finira pas se libérer de la Loi par Loi, avec une connaissance très pointue des textes.

Et te voici permise à tout homme

Eliette Abécassis

Albin Michel

16,15 euros

Commenter cet article

  • lakoredine : Elle le fut AVANT la république , pinprenelle. Il faut suivre .....et réviser votre histoire.

    Le 30/10/2011 à 08h01
  • lakoredine : Quel intérêt ?

    Le 30/10/2011 à 07h56
  • eagle13 : Toutes les religions pour moi, c'est source de problème, alors il vaut mieux être athée et je crois que ce que je vois et rien d'autre. Alors je ne comprends pas qu'ils y aient des personnes qui se sont fait endoctriné et qu'ils sont faciles à manipuler et de croire à n'importe quoi.

    Le 29/10/2011 à 23h14
  • mustang51 : Tu parles d'une "littérature"... C'est le buzz parisien pendant que les médias servent la soupe complaisamment fournie par les éditeurs. Ensuite, c'est la poubelle passée l'hystérie de la saison des "prix"... Eliette qui ? Qui s'en souviendra dans 50 ans ?

    Le 29/10/2011 à 21h11
  • citrus06 : C'est fatigant tous ces livres où les auteurs se racontent..........Seraient-ils en manque d'inspiration ? Parce que franchement on s'en fout de leurs petits problèmes nombrilistes et de leur ego surdimensionné!!

    Le 29/10/2011 à 18h53
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