![[Expiré] Alexis Jenni et Emmanuel Carrère](http://s.tf1.fr/mmdia/i/49/7/expire-alexis-jenni-et-emmanuel-carrere-10576497thtgy_1713.jpg?v=2)
- Un premier roman couronné par le Goncourt - 02 min 46 s
Prix Interallié : la surprise Morgan Sportès
Invité surprise du jury, qui l'avait d'abord écarté, Morgan Sportès est récompensé pour son roman-enquête "Tout, tout de suite" sur l'affaire du Gang des Barbares.
Publié le 16/11/2011
Goncourt gratuit en ligne, Flammarion riposte
Plusieurs sites et blogs ont mis "La Carte et le territoire" de Michel Houellebecq en libre accès sur internet. Le directeur général des éditions Flammarion Gilles Haéri a annoncé vendredi "entreprendre des démarches juridiques".
Publié le 27/11/2010
Marc-Edouard Nabe, un finaliste auto-édité au Renaudot
Pour la première fois dans l'histoire des prix littéraires, un livre autoédité, "L'homme qui arrêta d'écrire" de Marc-Edouard Nabe, fait partie des sélectionnés.
Publié le 05/11/2010
Et le Goncourt 2011 revient à...
Ce mercredi, c'est le Jour J pour le Goncourt et le Renaudot. Parmi les prétendants au Goncourt, la révélation de la rentrée : "L'art français de la guerre", d'Alexis Jenni. Pour le Renaudot, quatre auteurs en lice : Emmanuel Carrère, Eric Reinhardt, Morgan Sportès et Shumona Sinha.
Publié le 02/11/2011
Avez-vous acheté les mêmes livres que tout le monde ?
Etes-vous plutôt 'revival' que nouveautés ? Cuisine que prix littéraires ? Comparez vos choix aux meilleures ventes de cette fin d'année et trouvez des idées cadeaux de dernière minute.
Publié le 22/12/2011
Pour sa part, l'intéressé, Alexis Jenni, l'avoue humblement : il se considérait jusqu'ici comme "un écrivain du dimanche". Cet agrégé de biologie n'a pourtant jamais cessé d'écrire depuis vingt ans, mais "de petites choses" restées dans ses tiroirs ou qui n'ont pas marché. Il s'attelle voici cinq ans à ce livre, récit d'aventure et réflexion sur l'héritage des conflits coloniaux. Son épopée entre Indochine et Algérie achevée, il envoie son manuscrit de près de 700 pages, par la poste, à un seul éditeur, Gallimard, dont c'est le centenaire et qui flaire aussitôt la révélation de la rentrée. La plupart des critiques sont aussi conquis et les éloges pleuvent depuis la sortie du livre sur cet amoureux du cinéma, de bandes dessinées et de la botanique, qui tient un blog dessiné, Voyages pas très loin.
Un chant inspiré, baigné de sang et de combats
Loin des premiers romans souvent nombrilistes, L'art français de la guerre, au style classique, épique, parfois un peu grandiloquent, est un chant inspiré, baigné de sang et de combats, une méditation sur l'identité nationale et ces vingt ans de guerres coloniales qui marquent encore les esprits aujourd'hui. Le roman, très lisible mais exigeant, a déjà été vendu à plus de 56.000 exemplaires. Il devrait bientôt faire beaucoup mieux : un Goncourt se vend en moyenne à 400.000 exemplaires.
Le prix Renaudot a quant à lui été décroché par Emmanuel Carrère pour Limonov (P.O.L), portrait du sulfureux Edouard Limonov. L'écrivain, qui a déjà décroché le Prix Femina en 1995 pour La Classe de neige avant un Prix du jury à Cannes en 1997 dans son adaptation à l'écran par Claude Miller, faisait figure de favori pour ce prix convoité. Il a été choisi par le jury au deuxième tour par six voix contre quatre à Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie (Gallimard).
Ce qui ajoute encore à l'intérêt de son histoire, c'est que le personnage central, Limonov, existe vraiment. Emmanuel Carrère, dont les grands-parents maternels ont fui la Russie après la Révolution, l'a rencontré à Moscou. Né Edouard Savenko le 22 février 1943, il avait dix ans à la mort de Staline. C'est lui qui a pris le nom de guerre "Limonov", tiré du mot qui signifie "grenade" - celle qui explose - en russe. Il a été voyou en Ukraine, idole de l'underground soviétique, clochard puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan. Ecrivain branché à Paris, soldat perdu dans les guerres des Balkans puis vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados, le parti national-bolchevik. "Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud. Je suspends pour ma part mon jugement", explique Emmanuel Carrère qui se met aussi en scène dans le roman, ainsi que sa mère, l'historienne et académicienne Hélène Carrère d'Encausse, spécialiste de la Russie.
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Prix Interallié : la surprise Morgan Sportès
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