Couverture de "Les veuves d'Eastwick" de John Updike © drPrès de trente ans après leurs méfaits dans la petite bourgade puritaine d'Eastwick, les trois sorcières de John Updike ont perdu de leurs charmes aussi bien magiques que charnels. Avec une jubilation parfois morbide, l'auteur, qui mourra d'un cancer peu après la sortie de son roman aux Etats-Unis début 2009, tire un dernier portrait de ses trois héroïnes (quasi-) septuagénaires, désormais veuves de leurs seconds maris et jouant le dernier acte de leur sulfureuse existence.
Andréi Makine, "Le livre des brèves amours éternelles"
<b>Roman -</b> L'auteur russe signe un nouveau livre d'une grande sensibilité où se croisent l'Histoire et les histoires d'amour. Et l'air de rien, une fois encore, il touche à l'essentiel.
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"Quand j'étais normal" de Marc Weitzmann
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Publié le 27/10/2010
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Publié le 17/10/2010
Houellebecq métamorphosé
Etrange histoire que "La carte et le terrtoire" de Michel Houellebecq, roman à tiroirs, où les détails triviaux côtoient les considérations géopolitiques. L'écrivain semble enfin prendre du plaisir. Et nous aussi !
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Jim Harrison et ses antihéros solitaires
<b>Nouvelles - </b>Jim Harrison revient avec trois longues nouvelles tissant trois destins solitaires sur fond d'Amérique au naturel.
Publié le 09/09/2010
Chronique d'une vie volée
<b>Roman - </b>D'une chronique acérée sur la bonne société en Virginie au tournant des années 50, "Féroces" de Robert Goolrick bascule par petites touches vers une autobiographie brutale. A lire.
Publié le 01/09/2010
Il était une fois le petit Adi, alias Adolf Hitler
<b>Roman - </b>Michel Folco imagine, dans un récit documenté, ce que furent l'enfance et la jeunesse d'une des pires figures de l'Histoire. Cette fiction suscite davantage de questions qu'elle ne donne de réponses.
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Publié le 04/08/2010
Après le récit truculent de quelques voyages organisés pour mettre le lecteur en appétit, John Updike se décide à replonger Alexandra l'aînée, Jane la piquante et Sukie toujours aussi nympho, dans cette bourgade du Rhode Island où elles ont exercé leurs pouvoirs magiques. Et si, élimées par le mariage, les enfants et les ans, les trois infernales en viennent parfois à douter de l'étendue de leur don, ceux que la mort - naturelle ou pas - a épargnés à Eastwick restent convaincus de leur force machiavélique. En particulier Christopher, "un pédé grassouillet cherchant à venger une petite sœur insipide morte depuis longtemps" dans des circonstances auxquelles le trio n'est pas étranger.
Décrépitude des corps
Avec son atmosphère crépusculaire, l'ultime roman de John Updike vient clore avec le même talent qu'il y a 25 ans une œuvre caustique, passionnante et attachante. Sympathique râleur, nostalgique d'un "monde pré-électronique", l'auteur aura dégainé jusqu'au bout sa plume acerbe pour flinguer ses contemporains et leur époque - en l'occurence, celle des prudes années Bush - de New-York au Nouveau-Mexique en passant par Boston.
Le temps de 300 pages alertes (à l'exception de quelques digressions scientifiques d'un ennui sans nom), la suite des Sorcières d'Eastwick, paru en 1984 et porté à l'écran en 1987, ressuscite ces "trois vieilles choses" que sont devenues les sorcières pour mieux décrire, avec un humour délicieusement cruel, la décrépitude des corps et des existences. Elles n'ont plus le feu aux fesses, il leur reste l'esprit... acide. En savent-elles plus long sur le sens de la vie ? Et leur créateur, Updike ? Pas certain à moins qu'il faille trouver le mot de la fin dans une dernière lettre de Sukie : "Quelque part dans tout ce foutoir, il doit bien y avoir une raison d'exister."
Les veuves d'Eastwick
De John Updike
Traduit de l'anglais par Claude et Jean Demanuelli
Le Seuil
349 pp., 22 euros
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