Barbe Bleue version conte de Perrault est l'histoire d'un homme extrêmement riche mais physiquement abjecte avec sa barbe bleue. Personne ne veut se marier avec lui d'autant qu'il a déjà eu
plusieurs épouses qui ont mystérieusement disparu. Finalement une de ses voisines, alléchée par sa fortune accepte de l'épouser. Il lui donne toutes les clefs permettant d'ouvrir toutes les portes du château mais la prévient de ne jamais ouvrir une petite pièce spécifique. Ce qui devait arriver arriva, elle craque, ouvre la porte et découvre toutes les précédentes épouses mortes accrochées au mur. Ni une ni deux, furieux de la trahison de sa femme, Barbe bleue va lui faire subir le même sort que les précédentes épouses.
Elle le supplie de lui laisser assez de temps pour prier. Il lui accorde un quart d'heure. Pendant ce temps, sa sœur Anne monte dans une tour d'où elle cherche à voir si leurs frères sont sur le chemin. D'où la célèbre réplique « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie ». Finalement les frères arrivent et trucident Barbe Bleue.
Ne pas entrer dans la chambre noire
C'est une version qui a frustré Amélie Nothomb pour une simple raison : tout le monde a droit à avoir un secret. Peu importe le sujet du secret, ce qui importe c'est le droit sacré au secret. Amelie Nothomb présente donc un barbe bleue sympathique, plaisant, séduisant qui a une conception très personnelle de la justice.
Il vit de nos jours à Paris, dans un magnifique appartement. Pour trouver la femme parfaite il passe une annonce pour louer une chambre de son palace. Comme dans le compte originel, il a déjà été marié et toutes ses épouses ont disparu. Il propose aux femmes dont il tombe amoureux de partager sa magnifique demeure. Elles peuvent avoir tout ce qu'elles veulent, mais elles ne doivent pas pénétrer dans sa chambre noire. C'est le seul interdit qu'il fixe. Bien évidement toutes violent son secret en entrant dans la pièce, et fatalement ca ne se termine pas très bien pour elles.
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