Goûtez donc l'élixir du bon Dr.Medi

Par Par David STRAUS, le 17 septembre 2006 à 22h30 , mis à jour le 20 septembre 2006 à 09h40

Dans un premier album éponyme, Medi and the Medicine Show distille un pop-rock énergique qui n'est pas sans rappeler Lenny Kravitz ou Ben Harper.

Medi and The Medecine Show © TF1-LCI/DR

A Londres, pendant trois ans, ce type a fait la tournée des bars. Il en est sorti plus riche. Et son public, ivre de son folk énergique. Clubs, concerts, fêtes de quartier : depuis ses 15 printemps, Medi, alias Medhi Parisot, n'a eu de cesse de confronter son talent au jugement du public, de Nice - la ville où il a grandi - à Londres - celle où il s'est épanoui. Ce n'est pas un hasard s'il chante dans la langue des Rolling Stones : il doit bien cela aux sujets de sa Majesté.

A 26 ans, il revient d'Angleterre avec un premier album simplement intitulé Medi and the Medicine Show : une bonne surprise pour la rentrée. L'histoire raconte que le jeune homme a été repéré par Dave Stewart lors d'un bal de mariage. Vrai ou pas, c'est en tout cas l'élément masculin de Eurythmics (Sweet dreams) qui a produit les 12 titres. Quant au mixage, il est de Cenzo Townsed, qui a opéré pour Supergrass et The Cranberries. Le mixeur aussi de U2, pour qui Medi a assuré les chœurs sur scène.

Un joyeux cocktail d'influences 

Ce n'est pourtant pas de ce côté qu'il faut chercher des influences. Ni du côté d'Emilie Simon pour laquelle le Niçois a pourtant pincer les cordes de sa guitare. Vocalement, sinon musicalement, Medi fait son show dans les cordes d'un Jeff Buckley (Grace) ou d'un Ben Harper. Sur Tears to cry, la filiation est indéniablement du côté d'un Lenny Kravitz. Au final, l'album se classe plutôt dans le sillon des Cream d'Eric Clapton ou de ce genre de formations typiques des seventies. Un solide power-trio (basse-guitare-batterie) qui n'hésiterait pas à s'enrichir d'une session de cuivres, comme sur Black hole day.

Bref, entre ballades entêtantes, envolées pop rock (Yeah Yeah), quelques morceaux taillés sur mesure pour la FM (Don't get any closer ou Sadness) et une bonus track en français, ce n'est pas un opus monocorde mais un joyeux cocktail d'influences qu'a concocté le bon docteur Medi. Un élixir à prescrire de toute urgence.


Par Par David STRAUS le 17 septembre 2006 à 22:30
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2 Commentaires

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  • Vastre, le 19/09/2006 à 13h51

    "Goûtez donc l'élixir du bon Dr.Medi". Cet élixir produit-il les mêmes effets qu'autrefois celui du Père Dupanloup ? (Les journalistes d'un certain âge comprendront, pas les jeunes !)

  • Coulet, le 18/09/2006 à 10h10

    J'aime assez Ben Harper...

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