Britney Spears, dans le centre de réhabilitation de Malibu, Promises, le 24 février 2007, après s'être rasée la tête © Abacapress.comSi Universal et BMG envisagent de se séparer de Britney Spears, ce n'est pas parce qu'elle s'est récemment rasée la tête. La raison est bien plus économique. C'est en effet pour séduire Bruxelles que les deux maisons d'édition musicale ont proposé à la Commission européenne de céder toute une série de catalogues, dont le label Zomba et le label 19 Music qui concernent Britney Spears mais aussi Bryan Adams, les Backstreet Boys, les Spice Girls ou encore Annie Lennox. Universal Music Publishing et BMG Music Publishing, filiales respectives du français Vivendi et de l'allemand Bertelsmann, espèrent par ces désinvestissements que leur fusion sera acceptée.
Pourtant, chez Impala, qui représente les éditeurs et les producteurs indépendants, les plus menacés par l'extrême concentration du secteur, on restait prudent vendredi. "Nous serions étonnés si la Commission acceptait une solution qui ne comprenne que des désinvestissements", a ainsi expliqué la secrétaire générale adjointe de l'association.
Le projet de mariage entre Universal et BMG avait été annoncé le 6 septembre 2006, pour quelque 1,63 milliard d'euros. Après un mois d'investigations préliminaires, la Commission européenne avait considéré en décembre, sans grande surprise, que cette fusion soulevait "des doutes sérieux quant aux effets négatifs sur la concurrence dans un marché de l'édition musicale déjà concentré". Elle avait alors ouvert une enquête dite "approfondie", d'une durée de cinq mois. Déjà leader dans la production musicale, avec une part de marché de 30%, Universal Music Group deviendrait en effet également numéro un mondial dans l'édition, en cas de fusion, avec cette fois quelque 22% du gâteau mondial.
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