Michel Polnareff, en concert sur le Champ de Mars pour le 14 juillet 2007, devant 600.000 spectateurs © M6Voir : tous les temps forts de ce 14 juillet en images
Dans l'après-midi, on pouvait encore voir des tâches vertes du gazon du Champ de Mars. Dès 19h, c'en était fini : les pelouses derrière la Tour Eiffel étaient littéralement envahies par une foule venue danser et chanter en face de Bob Sinclar aux platines. Et à 22h, en plein concert de Michel Polnareff, la préfecture annonçait 600.000 personnes, soit le double de ce qui était prévu ! Avant le feu d'artifice lancé depuis le Trocadéro, un concert géant, baptisé "concert de la fraternité", était organisé ce samedi soir 14 juillet, avec Michel Polnareff, en clou de la soirée, une demande expresse du président qui voulait un "concert populaire".
Le chanteur de 63 ans aux éternelles lunettes blanches, en tournée en France depuis le 2 mars, a chanté 14 de ses tubes. Drapeau bleu-blanc-rouge sur le dos, il a commencé par "C'est une poupée qui fait non", aussitôt repris par la foule. Dans le public surexcité, de nombreuses perruques frisées et blondes et lunettes blanches à la Polnareff, et... Nicolas Sarkozy en compagnie de l'aînée de son épouse, Judith. "Je ne monterai pas sur scène, je ne danserai pas, je ne chanterai pas !", avait-il promis peu avant le concert, interviewé par France 2 à son arrivée au Champ de Mars. Avant d'entonner "On ira tous au paradis", Polnareff, se disant "très très flatté du choix de Nicolas Sarkozy" lui a lancé : "Monsieur le président, avec tout mon respect, je vous dit merde pour nous emmener au paradis".
Polnareff a succédé sur la scène à des artistes européens : le groupe de rock allemand Tokio Hotel, l'Italienne Laura Paosini et la chanteuse de R & B canadienne d'origine portugaise Nelly Furtado. La journée avait déjà débuté sous le signe de l'Union européenne, avec un défilé militaire auquel des hommes des 26 autres membres de l'UE ont participé (lire notre article), et sous une note "populaire" déjà, à la demande de Nicolas Sarkozy, avait une garden-party ayant accueilli 2000 anonymes, victimes ou héros (lire notre article). "Je veux que l'Elysée soit la maison du peuple français", a-t-il expliqué samedi soir en arrivant au concert. Et comme on l'interrogeait sur ses apparitions multiples, comme là, au concert : "je suis un Français comme les autres. J'aime la musique (...) Je ne suis pas enfermé dans une tour d'ivoire (...) Je n'ai pas envie de me cacher".
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