La Callas ou l'histoire d'une diva éternelle

Par Stéphanie MORBOIS (avec agence), le 14 septembre 2007 à 10h00 , mis à jour le 17 septembre 2007 à 13h49

Le 16 septembre 1977, il y a trente ans, disparaissait la plus célèbre cantatrice de la deuxième moitié du XXe siècle, Maria Kalogeropoulos dite Maria Callas.

Maria Callas en 1959Maria Callas en 1959 © Abaca Press

"Les Dieux s'ennuyaient, ils ont rappelé leur voix", déclarait le couturier Yves Saint Laurent à l'annonce de la mort de Maria Callas, à Paris, le 16 septembre 1977. Elle avait 53 ans. Trente ans après, le mythe de cette soprano colorature aux trois octaves et demie perdure. Sa légende dépasse le cadre des mélomanes. La Callas fascine, et notamment les nouvelles générations qui n'ont pas pu l'appaludir sur scêne. Pour Alain Lanceron, vice-président d'EMI Classics, c'est "tout simplement parce que dans les disques de Callas se retrouve le théâtre de Callas et que ces enregistrements nous la rendent à jamais non seulement vivante, mais moderne". 

Né le 2 décembre 1923 à New-York de parents émigrés de Grêce, Maria Kalogeropoulos, simplifié en Callas en 1926, part étudier au conservatoire d'Athènes dès 1937 auprès de l'Espagnole Elvira de Hidalgo, qui lui transmet l'art du chant. Sa carrière va connaître une impulsion décisive à la faveur de ses premiers pas avec le chef italien Tullio Serafin et de son mariage avec Giovani Battista Meneghini, qui deviendra son agent. Les deux hommes vont faire de l'adolescente rondelette, mal dans sa peau, la chanteuse élégante que l'on connaît, considérée comme la plus célèbre cantatrice de la seconde moitié du XXe siècle.  

Liaison avec Onassis

La Callas s'épanouit alors en tragédienne lyrique (Médee de Chérubini) et encourage la renaissance du bel canto. Aujourd'hui encore, on l'associe souvent à Norma de Bellini et son fameux air, Casta diva. Le mythe de La Callas se nourrit aussi d'apsect moins musicaux, et notamment de son amour puis de sa rupture avec l'homme d'affaires grec Aristote Onassis, qui épousera ensuite Jackie Kennedy. Leur liaison nourrit la presse à scandale, à l'heure où son rayonnement vocal décline. 

En 1976, La Callas déclare à sa soeur : "Jai perdu ma voix, il ne me reste plus qu'à mourir". Un an plus tard, Maria Callas décède, laissant derière elle de nombreux fans et plusieurs dizaines d'enregistrements. La Callas aurait vendu quelque trente millions de disques à ce jour.

L'hommage en musique

EMI Classique réédite un coffret de 70 CD comprenant l'intégrale de ses enregistrements en studio de 1949 à 1969, accompagnés de textes et d'airs chantés, de synospis des opéras et de photos. Un double CD reprenant les airs les plus connus interprété par la diva, de La Bohème de Puccini, au Barbier de Séville de Rossini, à Aïda de Verdi, sans oublier Norma de Bellini est aussi disponible chez EMI. Et comme La Callas s'écoute autant qu'elle se regarde, EMI édite aussi un double DVD, "Maria Callas éternelle", montrant la soprano sur scène et dans sa vie, en interview et dans un inédit: le fameux concert événement du 31 décembre 1957 à Rome où elle chanta Casta Diva extrait de Norma de Bellini.   

  • A noter : Paris rend hommage à La Callas ce dimanche, 16 septembre, à 19 heures, sur le parvis de l'Hôtel de Ville avec la projection sur grand écran du concert de Covent Garden de 1964.
    A l'Opéra Garnier, projection à 14 heures et 18 heures 30, ce 16 septembre, du film de Philippe Kholy "Callas assoluta" suivi d'un documentaire de Pierre-Martin Juban "
    Maria Callas à Paris".  

     
Par Stéphanie MORBOIS (avec agence) le 14 septembre 2007 à 10:00
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1 Commentaires

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  • Pierre, le 16/09/2007 à 10h23

    Plus qu'une grande artiste, c'est un Génie qui a quitté ce monde il y a déjà 30 ans. Il y a eu des bonnes et grandes grandes chanteuses depuis Maria Callas mais aucune n'a même seulement approché sa grandeur, et certainement pas les soi-disantes "star" de l'Opéra d'aujourd'hui. Traviata, Medea, Norma, Tosca sont toutes mortes avec Callas ce triste 16 Septembre 1977.

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