Henri Salvador © abaca.comIl espérait mourir "comme ça", avec son rire inimitable concluant ses conversations légères. Dans la dernière interview qu'Henri Salvador, décédé mercredi matin à Paris à l'âge de 90 ans (lire notre article), a donnée -et parue mercredi-, le chanteur confiait à Paris-Normandie être "né" avec son fameux rire. "Ca ne cache rien (...) et j'espère que je vais mourir comme ça", avait-il dit.
Il se réjouissait en outre d'avoir été choisi comme parrain du boulodrome de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, près de Rouen, qui portera son nom. Il était annoncé parmi la dizaine de personnalités invitées pour l'inauguration samedi de cet équipement, présenté comme le plus grand d'Europe. "C'est un joli cadeau. J'ai appris cette décision il y a quelques mois. Des boulodromes et des salles portent déjà mon nom. Je serai là samedi pour jouer", précisait-il. Dans cet entretien, le vétéran de la chanson française expliquait les subtilités de la pétanque qu'il pratiquait depuis l'âge de 32 ans. "C'est assez savant. Il y a des finesses. Ce n'est pas si facile. Il faut connaître le terrain, sa boule, savoir la faire tourner dans le bon sens."
Henri Salvador disait aussi son pessimisme sur l'avenir de la chanson française. "C'est la dégringolade. On est foutu. Il n'y a plus de compositeurs (...) Il n'y a plus de talents. La chanson, c'est un art sérieux qu'on a pris à la rigolade. Ils ont oublié la qualité, pour pouvoir faire du plus de fric".
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