Henry Salvador © TF1 - LCIIl y a un an, Henri Salvador répondait sur LCI.fr à ses mails dans "Vous avez un message" |
Aussitôt l'annonce mercredi matin de la mort du chanteur Henri Salvador, à l'âge de 90 ans à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme (lire notre article), les hommages se sont multipliés.
Premiers à réagir : Nicolas Sarkozy et François Fillon, qui ont aussitôt évoqué sa "voix de velours inimitable" et sa "personnalité solaire". "Ses refrains et sa voix de velours inimitable continueront à nous bercer, encore longtemps", a estimé le chef de l'Etat. Pour le Premier ministre, "son rire si caractéristique et sa personnalité solaire manqueront à des générations de Français bercés par sa Chanson douce".
Christine Albanel, ministre de la Culture, a salué l'"auteur, compositeur, interprète, jazzman, comédien et homme de télévision d'une extraordinaire drôlerie (qui) aura réussi dans toutes ses entreprises, avec un bonheur, une grâce, une apparente nonchalance que ce travailleur infatigable se plaisait à cultiver". Jacques Chirac a rendu hommage à un "artiste hors pair" et "ami très cher". Bertrand Delanoë, maire de Paris, a salué un "artiste élégant et généreux" qui avait su maintenir un "lien unique avec son public".
"Jamais un mot plus haut que l'autre"
Parmi les personnalités non politiques, voici quelques-unes des nombreuses réactions. Pour Michel Drucker, "Henri Salvador était ‘Alexandre le bienheureux'. Il a eu une vie où il s'est amusé beaucoup. Derrière ce rire tonitruant, il y avait un homme extrêmement timide. Il a lancé le rock et la bossa nova en France. C'était aussi l'artiste favori du général de Gaulle qui ne ratait jamais aucune de ses émissions, notamment ‘Les Salves d'or'".
Line Renaud parle d'"un ami de toujours (...) Il était la joie de vivre. Maintenant, il va faire chanter les anges". Dany Brillant raconte qu'"il a introduit le jazz dans la langue française, qui n'est pas une langue qui swingue particulièrement. Je crois qu'il était très inspiré par les crooners américains. Moi, ce qui m'a toujours fasciné, c'est sa longévité. Ca donne beaucoup d'espoir à quelqu'un qui fait ce métier" (sur RTL). Et Régine raconte combien "C'est un ami formidable qui s'en va (...) Henri était tellement gai, drôle avec jamais un mot plus haut que l'autre".
"L'éternelle jeunesse"
Stéphane Collaro estime qu'"arriver à la fois à faire des succès avec des chansons comiques et avec des chansons poétiques et nostalgiques, je dis 'chapeau'. C'était vraiment la joie de vivre, j'allais dire la joie de rire, avec un rire communicatif, comme on en fait peu" (sur RTL). Le chanteur brésilien Gilberto Gil, ministre de la Culture depuis 2003, a souligné son rôle historique comme "un des principaux chantres de la bossa nova". Michel Legrand, ancien pianiste d'Henri Salvador, a estimé (sur Europe 1) qu'il "était un homme drôle, charmant, marrant, irrésistible, qui aimait la vie et la musique. C'était un homme qui vivait pour la joie, la légèreté de la vie. C'était un formidable paresseux, mais lorsqu'il travaillait il travaillait formidablement bien".
Pour Mireille Mathieu, "quand on le voyait, c'était l'éternelle jeunesse. J'ai des souvenirs merveilleux avec lui alors que je débutais. Il savait s'amuser mais il était aussi un grand travailleur malgré ce qu'il disait. Jusqu'au bout, il a gardé son âme d'enfant". Et pour Chantal Goya , "au moins, Henri est allé jusqu'au bout. Il m'a tout appris: son professionnalisme, son rire, sa joie de vivre... Il va manquer à tout le métier. C'est l'un des derniers grands. Il m'a chaperonné lors de mes débuts. C'était aussi un très grand musicien de jazz. Avec Carlos, ils vont bien s'amuser là-haut".
Sa participation à l'émission de LCI.fr, Vous avez un message, il y a un an :
Son récent clip avec les Nubians :
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