Richies Havens © Universal / JM.Lubrano
Richie_Havens
Nobody left to crown
Polydor (Universal)
En vente, 17 euros
Il lui arrive de porter le costume. Mais jamais il ne se départit de ses bagues. C'est son look beatnik. Celui qu'il avait déjà dans les années 60, lorsqu'avec Bob Dylan, Joan Baez ou Jimi Hendrix, il rêvait de refaire le monde au fond des clubs de Greenwich Village. Richie Havens. Ce nom ne vous dit rien. Mais peut-être êtes-vous de ceux qui, génération après génération, ont vu le film consacré à Woodstock.
Alors, sans doute vous souvenez-vous de ce Noir barbu, tunique orange sur pantalon blanc, guitare à la main qui enchaîne ses morceaux les uns après les autres pour meubler, le temps pour les techniciens d'installer les instruments pour la suite du festival : des perles, un chapelet d'anthologie. C'était en 1969.
Quarante ans plus tard, ou presque, Havens est toujours là. Il revient avec un 29e album intitulé Nobody Left To Crown. La voix est chaude, un peu éraillée, le toucher de guitare toujours aussi percutant, toujours aussi envoûtant. Le message est le même : respect. Respect des hommes, de l'environnement. Comme le bon vin, le folkeux a même abonni. Ses compositions alternent avec les reprises. Pas Dylan, cette fois, dont il est pour ainsi dire l'interprète officiel. Mais les Who et Jackson Browne notamment.
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