Visuels de Comme si de rien n'était de Carla Bruni © Naïve/JB MondinoVous avez aimé Quelqu'un m'a dit, aimerez-vous Comme si de rien n'était ? Sans doute. Le folk susurré, la guitare (un peu), les thèmes (l'amour et le temps qui passe) sont au menu du nouvel album de Carla Bruni, disponible ce vendredi. Quand les mots s'emballent sur L'Amoureuse, le premier single, Ta Tienne, Péché d'envie, c'est la Carla des premières rimes que l'on retrouve, celle portée aux nues en 2002 sur les ondes de France Inter qui s'invite dans votre salon.
"Douce France" par Carla Bruni : une "maquette dérobée"
L'agent de la chanteuse et première dame de France dénonce la publication par Le Midi Libre d'un simple "travail préparatoire" au prochain CD. Et menace de poursuites judiciaires.
Publié le 15/02/2011
Carla Bruni-Sarkozy reprend Trenet... en italien
Carla Bruni prépare un hommage à Charles Trenet selon le Midi Libre qui propose un extrait de la maquette de "Dolce Francia", "Douce France", en Italien, sur son site internet.
Publié le 14/02/2011
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| Retrouvez Carla Bruni dans le 20h de Claire Chazal vendredi 11 juillet |
Si vous avez aimé le dépouillement de Quelqu'un m'a dit, si l'intimité brute voix - guitare faisait pour vous l'intérêt de ce premier opus, alors vous serez déçu de Comme si de rien n'était. Les arrangements y sont très présents, parfois ostentatoires. On croirait parfois qu'une intro trop finement ciselée a été collée sur un air aride du premier album. C'est un peu comme si Raphaël - quatre consonnes et trois voyelles - s'était vu greffer un prélude bling-bling.
Tu es ma came, qu'on a écouté en ligne - cela va de soi (1), est un beau blues qui n'a pas eu l'heur de plaire à Bogota. Même trip aux racines de la musique américaine avec L'antilope, très country, ou pour Notre grand amour est mort et son harmonica en cascade. Jusqu'à l'overdose. Le poème de Michel Houellebecq, La possibilité d'une île, devient un bon slow, très seventies, et la voix de l'ancien top-model emprunte cette fois des intonations à Françoise Hardy.
L'ouverture gouverne décidément cet album où Carla Bruni convoque tour à tour Bob Dylan (qui avait interprété comme elle You Belong to me), l'anarchiste italien Francesco Guccini (Il vecchio e il bambino) et même Schumann dont un lied se voit affublé de paroles en français sur fond de slow, complètement sixties (Je suis une enfant). Un grand écart audacieux...
Si vous n'aviez pas apprécié Quelqu'un m'a dit, on ne voit pas bien ce qui pourrait vous faire aimer cet album, pourtant bien réussi dans son genre. Quelqu'un m'a dit s'est vendu, assure Naïve, à 2 millions d'exemplaires en France et à l'étranger. No promises, l'album de poèmes anglais mis en musique, n'avait guère rencontré le succès, plafonnant à 300.000 ventes. Comme si de rien n'était devrait retrouver les faveurs du public français. Rendez-vous sur le site de Carla Bruni (1) pour vous faire votre propre opinion et venez la partager ci-dessous avec les lecteurs de LCI.fr.
(1) Depuis le 9 juillet et jusqu'au 21, chaque visiteur de www.carlabruni.com, en s'inscrivant à la newsletter, dispose d'un crédit-temps de deux heures pour écouter librement tous les titres de l'album.
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