La leçon de choses de Thomas Fersen

Par , le 06 septembre 2008 à 14h26 , mis à jour le 08 septembre 2008 à 17h34

Chronique - Le chanteur, armé de son ukulélé, revient avec "Trois petits tours", un album travaillé, inventif et franchement réjouissant.

Thomas Fersen par J.B. MondinoThomas Fersen par J.B. Mondino © Tôt ou Tard / J.B. Mondino
Thomas Fersen par J.B. Mondino
Thomas_Fersen
Trois petits tours
 
Tôt_ou tard

Pas de doute, Thomas Fersen détient la recette du bonheur. Cela le rend-il heureux ? On n'en sait foutre rien, mais, sur nous, ça fonctionne. Le cocktail est à base de ukulélé, d'humour, d'amour des mots et sans doute de plein d'autres choses pas toujours très nettes. Les "choses", parlons-en justement. Ukulélé, Chocolat, Formol, Concombre, La Malle : le déroulé des titres au dos d'un CD de Thomas Fersen vaut bien un inventaire à la Prévert.
Et ne parlons pas des textes eux-mêmes, bourrés d'objets comme aux puces de Saint-Ouen. Les  puces, Les punaises ou Les mouches : les animaux ont aussi leur rayon dans le grand bazar de Thomas Fersen. Pas beaucoup de gens, donc, dans Trois petits tours. Pas même cette Germaine qui n'est autre que la valise de l'artiste. Pas beaucoup de gens et beaucoup d'humain pourtant.

"Qui est toujours
à côté de moi
dans ces moments-là?
Ma vieille valise"

Thomas Fersen

"Moi, je suis un musicien itinérant, confiait récemment l'artiste à Métro Montréal, je passe des chambres d’hôtel aux loges des salles de spectacles, puis aux banquettes de train ou de restaurant, et qui est toujours à côté de moi dans ces moments-là? Ma vieille valise, que je trimbale depuis 15 ans. Elle a acquis une personnalité et elle est toujours là, contre mon flanc, à me rassurer ou à me protéger de la pluie, à me servir d’oreiller." De la valise au voyage et du voyage au douanier, il n'y a qu'un pas de danse que l'on franchit au gré de la douzaine de plages de Trois petits tours.

S'il y a une cohérence dans le doux charivari des textes, souvent écrits en octosyllabes, traversés par le thème de la valise, il est bien plus difficile de décrire le style musical de ce huitième opus. Il y a le ukulélé, la "guitare de poupée", signature de l'artiste. Puis il y a le métissage des sons ciselés par l'homme-orchestre canadien Fred Fortin.

Outre "du country rock, un fox-trot et une ambardée tropicale", Dominique A, chargé par Tôt ou tard de faire la réclame pour Trois petits tours, y a repéré "des réminiscences de rumba congolaise, voire d'afrojazz éthiopien, de petits glissés de guitare hawaïenne au détour d'un titre et surtout quelques pulsations franchement jamaïcaines, un peu comme si Bourvil avait fumé la moquette avec Lee Perry", un musicien de reggae de Jamaïque. Vous voyez le genre ?
  • Le site de Tôt ou tard
  • Concert aux Folies Bergères à Paris du 24 au 28 novembre.
Par David Straus le 06 septembre 2008 à 14:26
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1 Commentaires

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  • Xaphia, le 10/09/2008 à 16h52

    Il y a en 1 ans tu es venu faire un concert à Mauléon par l'intermédiaire du festival éclats de Voix (j'y travaille) les enfants ainsi que les adultes y ont garder un superbe souvenir, alors bonne continuation à toi !

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