Hélène Grimaud, retour à Bach

Par , le 24 octobre 2008 à 09h45 , mis à jour le 24 octobre 2008 à 10h25

Chronique - La jeune virtuose enregistre pour la première fois le compositeur allemand qu'elle a pourtant pratiqué dès sa plus tendre enfance. Le Bach version originale côtoie les transcriptions les plus réussies d'une oeuvre magistrale.

Hélène GrimaudHélène Grimaud © Deustche Grammophon/M.Hennek
Hélène  Grimaud
Bach
Deutsche Grammophon

Trois journalistes, le casque vissé sur les oreilles, pour échapper au brouhaha de l'openspace... Dans une rédaction, rien d'anormal. Trois journalistes, battant le rythme à l'unisson, la probabilité est quasiment nulle. S'il n'y avait Bach. Bach, réinventé, sous le très élégant touché d'Hélène Grimaud.

La jeune pianiste a délaissé, le temps d'un album, les envolées romantiques des Rachmaninov, Liszt, Chopin, Schumann ou Brahms pour la géniale géométrie musicale du compositeur baroque. Sans fausse modestie. "La seule manière de rendre hommage à la musique de Bach est de se confronter à elle. S'en tenir à l'écart parce qu'on le vénère trop serait aller à l'encontre de tout ce qu'il animait."

"Le message transcende l'instrument"

Jouer Jean-Sébastien Bach n'est d'ailleurs qu'un retour à la source, confie la virtuose : "Bach est la Bible, et cela depuis que j'ai commencé à le jouer dans mon enfance - travailler Bach chaque jour était la base, le fondement. Et c'est une Bible qui offre une infinité d'interprétations, à travers lesquelles on peut renouveler son rapport à la musique, à soi-même et au monde."

A dire vrai, Hélène Grimaud n'a pas tout à fait oublié ses premières amours, puisque le Clavier bien tempéré ou le Concerto n°1 en ré mineur, en "version originale", côtoient la Partita pour violon en mi majeur dans les arrangements pour piano de Rachmaninov, la version de Liszt du Prélude et de la Fugue en la mineur et la Chaconne en ré mineur dans la transcription de Busoni. Rachmaninov, Liszt, Busoni. "Je voulais concevoir un programme alternant sa pure incarnation et sa musique vue à travers les yeux d'autres compositeurs, explique la musicienne, et montrer que l'instrument sur lequel on joue importe peu : le message transcende l'instrument."

Par David Straus le 24 octobre 2008 à 09:45
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2 Commentaires

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  • Roddenberry, le 29/10/2008 à 19h42

    L'esthetique artistique; la pureté du visage,de la musique, et du verbe

  • Jean, le 24/10/2008 à 12h56

    Superbe disque d'Hélène GRIMAUD que je suis depuis son premier album et que j'ai déjà vue deux fois en concert .un must pour les amateurs .

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