Roberto Alagna, total rital

Par , le 24 novembre 2008 à 16h14 , mis à jour le 24 novembre 2008 à 16h44

Chronique - Le ténor délaisse l'opéra le temps d'un album dédié aux airs populaires de la Sicile de ses parents. Des airs parfois très connus, comme le thème du Parrain, et toujours gorgés de soleil.

Roberto Alagna SicilienRoberto Alagna, "Sicilien" © LCI/TF1/DR

Roberto  Alagna
Sicilien
Deutsche Grammophon


A 45 ans, Roberto Alagna jette un coup d'oeil dans le rétroviseur. Pas pour s'autocélébrer dans un best-of de Noël mais pour rendre hommage à la Sicile, à ses chansons populaires et à travers elles, à ses aïeux. "Ce disque est un hommage à ma famille, où il y a toujours eu ce fil conducteur qu'est la voix, notre miracle. On surmonte tous les obstacles grâce à cet amour du chant", explique le ténor, né en 1963 à Clichy-sous-Bois, banlieue populaire du nord de Paris où venait de s'immigrer son père maçon et sa famille.

Déclaration d'amour à la Sicile, l'album rassemble une douzaine de tarentelles, berceuses et valses, presque toutes chantées dans le dialecte de Syracuse, ville d'origine de la mère de Roberto Alagna. Seule Parla piu piano, la célébrissime chanson du Parrain, est interprêtée en italien. Le timbre solaire et la diction toujours aussi excellente sont au rendez-vous, même s'ils ne servent pas cette fois les grands airs de l'opéra mais des oeuvres souvent anonymes.

"Il va devenir mon image"

Chaque morceau a été enregistré en studio avec quelques musiciens. Déjà aux manettes pour l'album dédié à Luis Mariano et vendu à 400.000 exemplaires, Yvan Cassar, l'arrangeur chouchouté de la variété française, y a ajouté ses habillages (parfois trop) sonores : les cuivres par-ci, un accordéon par là, des bois, des cordes et, bien entendu, des torrents de mandoline.

"Je me suis soudain senti Sicilien en enregistrant ce disque, comme je m'étais soudain senti français en chantant La Marseillaise [le 14 juillet 2005, place de la Concorde]. C'est le disque d'un fils de Siciliens cherchant ses racines. C'est le disque qui me ressemble le plus... Je vais le chanter jusqu'à la fin de mes jours. Il va devenir mon image. Je ne renie pas mon premier amour, l'opéra, mais je voudrais que, désormais, quand on pense à Roberto Alagna, on pense à ces chansons siciliennes." Nous sommes prévenus.

Par David Straus le 24 novembre 2008 à 16:14
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1 Commentaires

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  • Piacentino, le 26/12/2008 à 11h52

    Mon coeur se serre ma gorge est seche mes yeux se remplissent de larmes ,grazzie roberto!!!!! tu incarne trop notre belle sicile,j'ai 66ans,et parfois je suis tenté de tout plaque pour aller finir la bas chez nous! CHANTE ROBERTO!!! POUR NOTRE SICILE

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