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| Les paroles qui choquent |
Face à Ni Putes Ni Soumises, Orelsan défend sa liberté de création
Le rappeur était poursuivi lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour "provocation au crime" par le mouvement féministe Ni Putes Ni Soumises pour une de ses chansons : "Sale Pute".
Publié le 07/05/2012
Face à la levée de bouclier, 3ème Bureau"Sale-Wagram , la maison de disques d'OrelSan lance une opération de sauvetage de son artiste. En cause, l'un des titres du rappeur intitulé "Sale pute", ainsi que son clip diffusé sur Internet, qui n'est pas du goût de certains politiques, dont Marie-George Buffet (PCF), et de l'association Ni Putes Ni Soumises.
En effet, tous condamnent la virulence des propos du musicien et demandent notamment sa déprogrammation du Printemps de Bourges (lire notre article). Pour l'heure, la direction du festival n'a pas annulé le concert du rappeur mais sa prestation n'inclura pas le titre incriminé. Mais, au vu de cette décision, Ni Putes Ni Soumises a décidé de passer à la vitesse supérieure, en appelant au boycott de du festival : "Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule censure de la chanson "Sale Pute", indique l'association dans un communiqué. "Nous demandons instamment à Orelsan de présenter des excuses publiques au plus vite et appelons au boycott du Printemps de Bourges si cet artiste est encore programmé", ajoute-t-elle.
Le clip réservé aux adultes
Dans un communiqué, 3ème Bureau-Wagram tente, au nom d'OrelSan, de dégonfler la polémique en présentant des excuses : "Nous sommes désolés que ce texte ait pu choquer certaines personnes." Le communiqué se lance également dans une analyse de texte : "Cette oeuvre de fiction a été créée dans des conditions très spécifiques relatives à une rupture sentimentale. Comme Orelsan le stipule dans l'introduction de sa chanson, ce texte met en scène un jeune homme qui, apprenant que sa petite amie l'a trompé, décide de noyer son chagrin et sa colère dans l'alcool. (...) Nous sommes alors exclusivement dans l'expression d'une pulsion que toute personne à qui ce type de mésaventure serait arrivé aurait pu être amené à ressentir dans ce genre de situation. En aucun cas ce texte n'est une lettre de menaces, une promesse de violence ou une apologie du passage à l'acte." Et le communiqué de préciser : "Comme toute création artistique, aussi violente soit elle, cette narration ne peut et ne doit pas être sortie de son contexte. (...) En aucun cas OrelSan ne se pose en agresseur de la gent féminine."
De son côté, la secrétaire d'Etat à la solidarité Valérie Létard a appelé jeudi "à la responsabilité des dirigeants des sites de vidéo en ligne pour qu'ils retirent immédiatement" le clip de la chanson du rappeur. Vendredi, les plateformes de partage de vidéos YouTube et Dailymotion ont en partie répondu à sa demande, en donnant aux seuls internautes adultes l'accès au clip controversé de la chanson controversée.
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