
Jarvis Cocker
Further Complications
Because Music
Disponible le 1er juin
C'est un peu passé inaperçu, mais la semaine dernière, une légende de la musique britannique a donné des cours de Yoga, fait danser des enfants et "jammé" avec ses fans, dans une petite galerie du 18e arrondissement de Paris. Cette légende, c'est Jarvis Cocker. Révélé par son groupe Pulp au milieu des années 1990, après 15 ans de galère, le chanteur évolue désormais en solo. A 46 ans, il sort le 1er juin dans les bacs un deuxième album aussi réussi qu'attendu.
Avec Further Complications, Jarvis Cocker franchit un nouveau cap et surprend. Il range au placard ses bons vieux complexes vis-à-vis de ses contemporains Blur et Oasis pour mettre le nez dans le gros son. Et il s'en sort plutôt bien.... Sur Angela ou Caucasian Blues, guitares et batterie agressives en avant, Jarvis chante, voire même hurle à s'en casser la voix.
Le charme du live
Ses vociférations sont contrebalancées par trois bijoux mélodiques, les sommets de l'album : Hold Still, Leftovers et I Never Said I Was Deep, qui revisitent l'univers de David Bowie du milieu des années 1970. Further Complications se conclut par la très chaotique Slush, une chanson écrite alors qu'il se participait à une expédition scientifique au Pôle Nord sur les effets catastrophiques du réchauffement climatique, et par l'immense disco-ballade de huit minutes, You're In My Eyes, qui n'est pas sans rappeler les plus grandes heures de Pulp.
A l'heure du tout numérique, les arrangements épurés et le son "live" capturé par Steve Albini (producteur de Nirvana ou des Pixies) donnent un charme ancien (mais pas vieillot) à ce disque, qui fleure bon les craquélements du vinyle.
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