Premier concert de Charlotte Gainsbourg, "taisez-vous mauvaises langues !"

Par , le 17 juin 2010 à 11h29 , mis à jour le 17 juin 2010 à 14h33

Chronique - Première scène française pour Charlotte Gainsbourg mercredi soir à La Cigale à Paris. Un rendez-vous souvent reporté mais pari réussi pour la chanteuse qui a travaillé avec Air et Beck.

Charlotte Gainsbourg en concert à La Cigale à Paris le 16 juin 2010Charlotte Gainsbourg en concert à La Cigale à Paris le 16 juin 2010

"J'irais bien au premier concert parisien de Charlotte Gainsbourg !"

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"Ok mais seulement si tu écris une chronique négative", raille mon rédac chef. Oups, qui  lui a dit pour les posters dans ma chambre d'ado ?

A la Cigale, le spectacle commence sur le trottoir. Ivan Attal, un peu froissé- décoiffé, accueille les amis, les musiciens américains, les connaissances. Sur le trottoir, journalistes et chanteurs (Joseph d'Anvers, Patxi) conversent. Des journalistes essaient de tirer quelques mots au compagnon de Charlotte Gainsbourg : "Elle a dit qu'elle ne savait pas si vous seriez là, vous jouez au chat et à la souris", "Est-ce qu'elle a peur ?". Ivan Attal hésite, rigole, refuse poliment et s'en va saluer sa belle-mère, Jane Birkin. On est en famille donc. Dans la salle, Piers Faccini (lire la chronique de son album) chauffe la salle qui est déjà bien remplie mais encore un peu sage. Charlotte commence à 20h45 pétantes annonce la fille à l'accueil. Le public ? Des trentenaires... et plus. Hype, mais pas tant que ça, mixité homme-femme quasi parfaite.

Force et fébrilité

20h50, elle arrive, pantalon cuir, t-shirt blanc, gilet d'homme et cheveux lachés, un petit air de Patti Smith. Elle est accompagnée de cinq musiciens, quatre garçons et une fille, une gigantesque sauterelle blonde en mini-jupe. Pas de temps morts, pas de blabla, elle saisit le micro et se lance avec IRM, le titre étrange de son dernier album composé par Beck et inspiré de sa propre expérience suite à un accident cérébral. Les trois premiers titres s'enchaînent sans quasiment reprendre son soufle, comme pour chasser une peur un peu raide. D'ailleurs, elle perd une de ces deux baguettes qu'elle utilise façon "Tambours du Bronx", là encore, sans doute pour se donner de courage.

Pas de "Bonjour Paris, comment ça va ?", "Je ne suis pas bavarde, vous ne m'en voudrez pas", sourit-elle. "C'est ma première fois en France, première fois à Paris, je suis très heureuse d'être là, très heureuse que vous soyez là". La voix et le corps se détendent, le charme et la grâce s'installent. Certaines chansons lui vont mieux que d'autres, les plus rocks plutôt que les douces, bizarrement. Une exception pourtant avec la reprise magistrale de Just like a woman de Bob Dylan (chanson qu'elle interprète sur la BO du film I'm not there). La musique est moins présente et laisse plus de place à la voix de la chanteuse qui ne recule pas devant le défi, bien au contraire et l'interprète tout en nuances. Révélation de la soirée : Charlotte Gainsbourg a une voix ! Si, si ! Taisez-vous mauvaises langues ! Sur un album, on s'arrange avec les arrangements. Mais pas sur scène. Et même si parfois, la voix s'échappe, comme disait Serge, ce sont les imperfections de Charlotte qui font son charme.

Le plus grand, le meilleur

En parlant de Serge, Charlotte Gainsbourg a pioché deux chansons dans son répertoire, L'hôtel particulier et Couleur café, sur laquelle elle clôt son concert au bout d'1h30 et de deux rappels. "J'ai eu la chance de travailler avec Beck, avec Air, mais j'ai aussi l'immense honneur de pouvoir piocher dans le répertoire du plus grand, du plus beau... du meilleur", glisse-t-elle avec la moue rieuse de celle qui sait son manque d'objectivité mais l'assume.

Bref, au baromètre des sourires et des mines réjouies sur le trottoir de Pigalle, c'est un pari réussi pour Charlotte Gainsbourg qui sera à nouveau à La Cigale les 8 et 9 juillet, le 20 juin à Lille, le 24 juin à Lyon ainsi qu'aux Eurockéennes de Belfort.

Par Sophie Lutrand le 17 juin 2010 à 11:29
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22 Commentaires

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  • lucien31, le 18/06/2010 à 00h28

    Bravo Charlotte, je vous aime beaucoup et votre papa, notre Grand Serge doit être fier de vous, continuez. Je pense souvent à lui et il me manque.

  • himalaya13, le 18/06/2010 à 00h01

    Elle s'appelle CHARLOTTE elle mérite son prénom

  • himalaya13, le 17/06/2010 à 23h58

    Tres petit, mais VRAI

  • depondy, le 17/06/2010 à 21h30

    Elle ne se prénomme pas SERGE, ou ça ce saurait !!!...

  • depondy, le 17/06/2010 à 20h55

    C'est PETIT !...TRES PETIT !...

  • jeanhe, le 17/06/2010 à 20h05

    De + Je pense que vous partez sur un plan politique sur les relations des parents. La musique et le cinéma, ont est bon ou sinon ont sans va ! Pas besoins de relation de ces parent sauf pour le nom pour ce faire connaitre. Je trouve stupide que certain dise ( ah c'est la fille de X) pas de problème ont lui trouve un rôle, et en musique idem, c'est la fille de X elle va avoir un succès.

  • dominique-caen, le 17/06/2010 à 19h58

    Désolée, vous n'êtes vraiment pas cinéphile !!

  • jeanhe, le 17/06/2010 à 19h26

    Il y a aussi les compétences de l'art qu'elle ne possède pas de ces parents

  • jeanhe, le 17/06/2010 à 19h08

    Elle est sympa, mais pour moi pas à la cheville de son PAPA

  • flo54321, le 17/06/2010 à 18h56

    Pourquoi ne profiterait-elle pas des relations de ses parents ???? y'a beaucoup d'enfants d'inconnus qui reussissent très très bien dans la vie, et beaucoup aussi d'enfants "de" qui ne reussissent rien du tout... . Alors pour les jaloux, pour arriver la ou elle est c'est bien qu'elle a un peu de talent quand même...

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