La pochette d'Exile on main street © DRAlors bien sûr, l'opération marketing et financière est évidente. D'ailleurs, elle fonctionne très bien : pour la première fois depuis des lustres, la nouvelle réédition d'Exile on main street (en multiples formats) a ainsi permis aux Rolling Stones d'occuper brièvement la tête des ventes de disque au Royaume-Uni la semaine de sa sortie.
Les Stones selon Bill Wyman
Dans un livre à l?extraordinaire richesse iconographique, le "Stone statique" retrace l?histoire du "plus grand groupe du monde". Ce témoignage de l'intérieur plonge le lecteur dans les succès et les excès de la mode "sexe, drogue et rock&roll".
Publié le 02/04/2003
Stones-Scorsese, la bande-son
Pour accompagner la sortie du film "Shine a light", Mick Jagger et ses acolytes publient un double album live du même nom.
Publié le 24/04/2008
Il y a 40 ans, le 1er concert des Stones
Le 12 juillet 1962, un groupe inconnu, emmené par Brian Jones, Mick Jagger et Keith Richards, donnait son premier concert dans un petit club de Londres, le Marquee.
Publié le 12/07/2002
Pour les profanes, cet album, publié en 1972 et composé dans les conditions dantesques de l'apogée du "Sex, drugs and rock'n'roll", est généralement considéré comme l'un des meilleurs du groupe, sinon le meilleur. Dix-huit chansons sans fioriture, qui balaient tous les genres, du rock au blues en passant par le gospel, la soul et la country, le tout bercé par une importante influence américaine. Symbole d'une époque révolue pour l'industrie musicale, aucun tube ne figure sur le disque d'origine -un double vinyl, bien évidemment.
Des inédits à écouter dans un saloon
Alors que vaut cette réédition ? En elle-même, sur la forme, la remasterisation des dix-huit morceaux de 1972 n'a rien d'extraordinaire. On est bien loin de la qualité sonore expérimentée par d'autres groupes sur des anciens disques revus et corrigés avec les techniques modernes, comme par exemple le 5.1. L'intérêt réside donc dans les dix titres inédits, délaissés à l'époque pour différentes raisons -la place sur un vinyl n'était pas extensible, il fallait faire des choix et ne garder que le meilleur- ou tout simplement perdus entre les multiples lieux d'enregistrement (notamment la Côte d'Azur et la Californie). Pour ne pas les laisser dans leur état brut non fini, des arrangements ont été rajoutés ici ou là ces derniers mois.
Parmi ces morceaux, deux chansons pas si inédites puisqu'il s'agit des versions alternatives de Loving Cup et de Soul Survivor (avec Keith Richards au chant et non Mick Jagger) et un instrumental (Title 5) qui ne restera pas dans les mémoires. On trouve ensuite un bon blues (I'm not signifying), une ballade (Following the river), un titre plutôt anodin (Dancing in the light), voire une reprise des notes de Paint it black (publié en 1966) sur l'intro de So Divine (Alladin Story). Comme son grand frère original, le tout fleure bon les grandes plaines américaines. On imagine ainsi bien l'écouter dans une salle enfumée au fond d'un saloon.
Exile on main street
The Rolling Stones
(Polydor-Universal Music)
- édition simple : 18 titres originaux
- édition digipack double CD : 18 titres originaux + 10 titres inédits
- coffret super deluxe : 18 titres originaux + 10 titres inédits + un documentaire en DVD + un livret de 50 pages + 1 vinyl
- un double vinyl
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