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Moussorgski, Tchaïkovski, Rachmaninov, “Trésors de Russie”

David Straus par
le 26 février 2012 à 20h03 , mis à jour le 03 mars 2012 à 18h57.
Temps de lecture
3min
Trésors de Russie, Harmonia Mundi

Trésors de Russie, Harmonia Mundi / Crédits : Harmonia Mundi

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MusiqueOeuvres pour piano, pour orchestre ou pour choeur, Harmonia Mundi a sélectionné une série de pièces maîtresses du patrimoine musical russe, tantôt familières, tantôt moins.
Nantes résonne encore de quelques notes du “Sacre russe”, thème de sa 18e Folle journée, les célèbres rencontres musicales qui animent la cité chaque année au coeur de l’hiver. Alors pourquoi ne pas rester dans le ton avec ce coffret de 3 CD sorti en début d’année sous le label Harmonia Mundi et réunissant des oeuvres de Moussorgski, Tchaïkovski et Rachmaninov. 
Servi par la pianiste française Brigitte Engerer, le premier enregistrement date de juin 1987 : il commence avec les notes familières et entêtantes de Tableaux d’une exposition. Familières... et pourtant il existe de multiples variations de ce chef d’oeuvre, et plus encore de l’autre pièce proposée sur le CD, Une nuit sur le Mont Chauve, pour laquelle il n’existe pas de partition originale. La liberté laissée à l'interprète n’en est que plus grande. Elle pourrait intimider. Elle aboutit ici à une version bouillonnante, poétique et un brin nostalgique.
Très riche palette
Viennent ensuite, de Tchaïkovski, la très célèbre Symphonie n°6 en si majeur, rebaptisée après sa mort La Pathétique, et la Sérénade pour cordes avec sa lumineuse Valse. Le concert, capté en 2005 à Londres, est interprété par le Royal Philharmonic Orchestra sous la baguette de Daniele Gatti.
Le troisième CD, enfin, est consacré à deux pièces chorales de Rachmaninov. Bien qu’ayant vécu au XXe siècle, le compositeur restait hermétique à la modernité. Avec les Vêpres et les Matines, il le confirme. Composée en moins de deux semaines et créée en 1915, en pleine Première guerre mondiale, cette mise en musique de l’un des rites les plus sacrés de l’Eglise orthodoxe exploite toutes les sonorités qu’offre un choeur sans accompagnement, avec un prédilection bien russe pour les voix graves. Paul Hillier dirige pour l’occasion le Estonian Philharmonic Chamber Choir.
Une sélection d’enregistrements qui donnera à l’amateur de musique classique une aperçu de la très riche palette des trésors de la musique russe. Et lui donnera peut-être l’envie de poursuivre l’exploration.

Trésors de Russie

Moussorgski, Tableaux d’une exposition, Brigitte Engerer (piano)

Tchaïkovski, Symphonie n°6, La Pathétique, Daniele Gatti (dir.)

Rachmaninov, Vêpres, Paul Hillier (dir.)

Harmonia Mundi, 17,50 euros 

 

Ecoutez des extraits de cet album sur Harmonia Mundi 

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