Nuit Blanche à Paris, le 6 octobre 2007 © LCILa 6ème Nuit blanche, dédiée à Ingrid Betancourt, a vécu samedi soir au rythme du match de rugby France-Nouvelle Zélande, le maire socialiste Bertrand Delanoë se mêlant, avant le match et la victoire des Bleus, aux supporters massés devant les écrans géants place de l'Hôtel de Ville. Avant ce bain de foule où il a agité le drapeau français, le maire s'était rendu aux Olympiades (XIIIe) pour admirer la performance de KompleXKapharnaum, un "géant" projeté sur une tour. L'installation de François Chalet, de drôles de petits personnages de dessin animé sur la tour de Tolbiac s'agitant en musique, a particulièrement retenu son attention, tandis qu'une riveraine s'inquiétait... du niveau du son.
Un "monde fou" à la Nuit Blanche
Bertrand Delanoë s'est félicité samedi soir de l'affluence pour cette 9e édition de la Nuit Blanche à Paris. Même la préfecture a participé.
Publié le 03/10/2010
Saluant les passants nombreux, le maire, candidat à sa propre succession aux municipales, est allé, tout sourire, au contact des Parisiens pour cette dernière Nuit blanche de la mandature. Suivi par une petite troupe de journalistes et cameramen, posant volontiers pour la photo, il a déambulé entre les tours, s'arrêtant à un point de signature de la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt détenue depuis cinq ans par les FARC. Nuit blanche, manifestation gratuite dévolue à l'art contemporain, était plus particulièrement consacrée cette année aux arts numériques et de la rue sur le parcours de la ligne 14 du métro, avec comme directeurs artistiques Jean-Marie Songy et Jérôme Delormas.
Ambiance "plutôt bonhomme et paisible"
Les promeneurs d'un soir ont pu admirer aux Tuileries la très spectaculaire "nuit ardente", proposée par la compagnie Carabosse et composée de 2.000 points de feu dans les jardins. Au Palais Royal, une installation multimédia interactive du collectif UVA a attiré petits et grands : le fait de s'approcher et de bouger modifie les couleurs des panneaux lumineux. La compagnie Suez a ouvert son siège (VIIIe), le temps d'une nuit pour voir dans la cour intérieure une installation incandescente de Caty Olive.
A l'Hôtel d'Albret (IVe), les internautes ont pu s'essayer à vivre dans le monde virtuel de "Second night". A Cardinet (XVIIe), sur une ancienne friche SNCF aux allures de no man's land, la Compagnie Off a installé six paraboles gigantesques ouvertes sur la musique des étoiles. Tout près de là, ce sont les écrans de Onedotzero (laboratoire de l'image en mouvement) : un train réel passe derrière ces images numériques dans un univers mécanique et décalé. C'est aussi à Cardinet que les épuisés de la nuit peuvent faire halte dans le "lounge", aire de repos symbolisant un train. Les amoureux des musées ont trouvé au Petit Palais (VIIIe) l'insolite avec l'exposition "Intrusions" (jusqu'au 6 janvier) à laquelle Christophe Girard a prêté des oeuvres comme ce "Sans titre" de Djamel Tatah, accroché en face d'un Courbet.
L'adjoint au maire de Paris chargé de la culture, et père de Nuit blanche, expliquait que, grâce au match de rugby, l'ambiance était "plutôt bonhomme et paisible". Liesse partagée à Paris par Bertrand Delanoë : "C'est une très belle nuit pour Paris par le sport et par l'art de Nuit blanche". Plus de 1,5 million de personnes ont participé à la Nuit Blanche avec davantage d'étrangers que les années précédentes, selon la mairie.
D'après agence
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