La chaleur d'une nuit brésilienne à Paris

Par , le 02 février 2008 à 10h48 , mis à jour le 04 février 2008 à 14h04

Chronique- Au son des percussions, les vingt danseurs du Balé de rua (ballet de rue) revisitent l'histoire du Brésil.

Affiche de la tournée du Balé de Rua (ballet de la rue)Affiche de la tournée du Balé de Rua (ballet de la rue) © KB Studios / S. Kerrad

La lumière est encore éteinte mais déjà les percussions montent en puissance. Embarquement immédiat pour Uberlândia, au centre du Brésil. Julio, Marco, Paulo et les 17 autres danseurs entrent en scène sur des rythmes afro-brésiliens. Pendant une heure et demi, dans ce Balle de rua (ballet de rue) à l'énergie débordante et communicative, ils vont nous raconter une histoire. Leur histoire. Celle de jeunes hommes, issus des quartiers populaires qui ont grandi dans la rue et vécu de petits boulots. Au cœur de leur vie, une passion commune. Celle de la musique et de la danse, meilleur remède à la misère et à l'oppression.
 
A travers leur vécu, c'est toute l'histoire du Brésil qui nous est contée. 350 ans d'esclavage, les rituels emprunts de magie et de spiritualité, la violence, le racisme... "Nous voulons vous parler de notre pays, de notre culture, de nos traditions. Nous voulons que nos spectacles transpirent le Brésil, dans ce qu'il y a de plus rude et de plus beau, de plus musical et de plus contradictoire, de plus coloré et de plus humain", explique l'un d'eux durant le spectacle. 
 
Couleurs du Brésil

Sur scène, ces danseurs hors norme enchaînent capoeira, hip-hop, samba, funk et breakdance. Leurs pas sont aussi précis que rapides. Les percussions frappent. Les tableaux se succèdent. L'ambiance a les couleurs du Brésil et la chaleur d'une nuit d'été. La fête s'invite jusque dans la salle où le public donne le rythme en frappant des mains, conquis par ce ballet joyeux qui réchauffe le cœur. Les "viva Brasil" répondent en écho aux applaudissements.

D'énormes fleurs multicolores se déploient sur scène. Et déjà, après une heure et demi de spectacle, le tambourin donne la dernière note de notre voyage. Julio, Marco, Paulo et les autres nous offrent quelques derniers pas de danse dans les allées du théâtre. La nuit brésilienne ne fait que commencer...

Par Stéphanie Morbois le 02 février 2008 à 10:48
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1 Commentaires

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  • SEDAT, le 04/02/2008 à 11h38

    Vive la chandeleur et ses crêpes...! Vive le Carnaval de Rio...! Pouvoir danser jusqu'au bout de la nuit pour voir l'aurore arrivée et se coucher à l'horreur de la journée...! Reynaldo.

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