"parisiens sous l'ocupation, par André Zucca à la bibliothèque historique de la ville de Paris © André Zucca"Des historiens et des associatifs me conseillent de ne pas ajouter une faute à des erreurs". Malgré la polémique, Bertrand Delanoë a préféré ne pas aller jusqu'à l'interdiction : le maire de Paris s'est prononcé lundi pour la poursuite de l'exposition Les Parisiens sous l'Occupation, expliquant que des précisions historiques, jusqu'alors cruellement manquantes, avaient été ajoutées. Une position adoucie par rapport à celle exprimée dimanche par son adjoint à la Culture, Christophe Girard, qui avait demandé un arrêt pur et simple.
Ouverte le 20 mars, et proposée jusqu'au 1er juillet par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, l'exposition met en scène 250 photographies inédites en couleurs d'André Zucca, qui travaillait à l'époque pour Signal, un journal de propagande nazie. Quasiment aucune place n'est accordée aux rafles de juifs ou aux files d'attente devant les magasins d'alimentation.
Une affaire "très mal engagée"
Pour rééquilibrer, Bertrand Delanoë a annoncé lundi, au cours d'un déjeuner de presse : "Je vais veiller à ce que soient organisés des débats sur cette période et cette exposition, je préfère jouer totalement la transparence : que s'est-il passé à Paris pendant l'occupation nazie?"
"Cette affaire a été très mal engagée", a reconnu le maire de Paris qui a décidé de "faire cesser la campagne d'affichage" pour cette exposition. Selon lui, "il y aurait pu y avoir une vertu pédagogique à montrer que pendant cette période noire, avec la déportation des Juifs, la souffrance du peuple de Paris, il y en avait aussi qui vivaient pas trop mal". Et pour Bertrand Delanoë, "l'absence de précaution a pu faire naître des malentendus (...) Quand j'en ai eu connaissance, j'ai demandé à Jean-Pierre Azéma, historien incontesté et incontestable d'ajouter les avertissements nécessaires", alors "qu'aucun de mes adjoints ne m'a fait de suggestion".
D'après agence
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