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En 2012, si nous décidions de rire ?

Edité par
le 30 décembre 2011 à 15h03 , mis à jour le 30 décembre 2011 à 15h41.
Temps de lecture
3min
"Thé à la menthé ou thé citron" à l'affiche depuis 20 ans

"Thé à la menthe ou thé citron" est l'un des rares spectacles à l'affiche depuis 20 ans. Un peu comme pour "La cage aux folles", on ne sait jamais combien de temps durera la représentation, souvent interrompue par des fous rires. / Crédits : TF1/LCI

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SpectaclesCHRONIQUE - En ces temps de crise et de froid, si le rire est une denrée trop rare, filez au théâtre. Un remède qui démarre à 25 euros et qui ne coûte rien à la sécurité sociale. Conseils.

Si l'on en croit les sondages, le rire se fait rare ; la faute à ce pessimisme typiquement français, cette peur des lendemains, cette crise qui rôde sournoisement... Une crise qui promet de faire encore pire selon les oiseaux de mauvais augure. Et pourtant, le rire est le propre de l'homme disait Rabelais, ce chantre de la vie belle et bonne, alors ne nous privons pas ! Direction le théâtre...

Rions plutôt des Cassandres ! Le rire est une arme formidable contre la rigueur, contre les récriminations permanentes, contre les présages de fin du monde pour 2012, contre les grimaces de ceux qui semblent toujours avoir des crampes à l'estomac... Le théâtre nous  donne cet extraordinaire échauffement des zygomatiques et la pièce "Thé à la menthe ou t'es citron" est un parfait exemple de ce rire libérateur, simple et merveilleux.

Derrière le rideau rouge, la pièce de Patrick Hautdecoeur, auteur, metteur en scène et comédien, fait rire la salle du théâtre Fontaine depuis des mois. Le reportage diffusé dans le journal de 20h brosse les ressorts de cette comédie : "un bêtisier du métier d'acteur" pour reprendre l'auteur (voir la vidéo du 20h : "Thé à la menthe ou thé citron" à l'affiche depuis 20 ans).

Feydeau, Guitry, Molière...

Le rôle principal est bien sûr tenu par le fils du producteur, un idiot qui embrasse le premier rôle avec  une naïveté déconcertante, alors que l'actrice principale se retrouve coincée dans cette histoire où rien ne se passe comme prévu. Pour parfaire la distribution, n'oublions pas les coups de gueule du régisseur dont la finesse est inversement proportionnelle aux muscles et le charmant valet qui rêve d'incarner un jour un rôle dramatique. Quant au metteur en scène, elle joue l'optimisme béat à la veille de la générale qui s'annonce calamiteuse. Evidemment, le maître de maison a aussi son bagage cousu main ; un gominé aussi prétentieux que bellâtre mais sans méchanceté aucune. Et c'est peut-être cela qui fait le charme de la pièce... Pas de méchanceté, pas de vulgarité, pas de cynisme acide.

Ce rire salvateur est devenu trop rare et c'est peut-être pour cela que les Français vont si mal. Il faut peut-être sortir, retourner dans ces théâtres qui réclament  leur public, qui offrent  avec passion des pièces de tous horizons sur des planches usées par l'amour des textes. Depuis les minuscules théâtres de quartier jusqu'aux nobles salles de la Comédie Française, on joue toujours pour le plaisir de faire rire, ou de vivre autre chose.

Feydeau, Guitry, Molière, ces grands auteurs sont donnés avec le même succès qu'autrefois. Ce n'est pas un hasard les spectateurs qui en sortent sourient aux grisailles quotidiennes en se racontant les meilleures répliques. C'est  un remède qui démarre à 25 euros et qui ne coûte rien à la sécurité sociale. Alors à consommer sans modération !

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  • berny6710 : Attention ne riez pas trop fort ,sinon vous serez taxés !riez en silence!!!!!!

    Le 30/12/2011 à 21h58
  • chicagoland : Jaune surtout...

    Le 30/12/2011 à 15h36
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      Entre Morano et Philippot, ça clashe, ça clashe...

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