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Festival d'Avignon : le coup de gueule de Luchini


le 04 juillet 2011 à 17h20 , mis à jour le 04 juillet 2011 à 20h01.
Temps de lecture
3min
Fabrice Luchini le 27 février 2010 au théâtre du Châtelet.

Fabrice Luchini le 27 février 2010 au théâtre du Châtelet. / Crédits : ABACA

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SpectaclesLe comédien affirme dans une interview au Figaro que le grand rendez-vous du théâtre, dont la 65e édition commence mercredi, est "le lieu d'une secte qui rejette les grands textes". Le festival réplique en assurant que son "premier souci" est "l'ouverture auprès des artistes et du public".

Pas invité dans le "in", Fabrice Luchini lance un coup de gueule contre le festival d'Avignon. "Je rêve théâtre et grands textes, à Avignon, pour Avignon et son public. Aujourd'hui, j'en suis très éloigné", lance le comédien dans Le Figaro. J'ai le sentiment que c'est désormais le lieu d'une secte qui rejette les grands textes", poursuit l'acteur dans un entretien qui donne précisément la parole à des artistes n'ayant pas été invités dans le "in".
 
 "J'aimerais rappeler le mot de Louis Jouvet : Au théâtre, il n'y a rien à comprendre, mais tout à sentir", affirme Fabrice Luchini. Il ajoute : "Je me sens tout à fait capable de dire les écrivains que j'aime dans la Cour d'honneur, seul, lisant, disant, faisant entendre ces textes qui nous éclairent sur le monde", ajoute-t-il.
  
Sous le titre "La liste noire du Festival d'Avignon", le quotidien cite entre autres la Comédie-Française "ignorée" au Festival, l'acteur Pierre Arditi "boudé", Molière "le grand oublié", le directeur du Théâtre de la Ville Emmanuel Demarcy-Mota "présent par défaut" grâce à des coproductions ou l'auteur francophone contemporain Eric-Emmanuel Schmitt "toujours off".

Dans le droit fil de l'histoire du festival de Jean Vilar
 
"Ce qui est important, c'est l'ouverture auprès des artistes et du public. Il n'y a pas d'ostracisme", assure  Vincent Baudriller, co-directeur du festival avec Hortense Archambault, en réponse à ces attaques. Pour lui, "le festival d'Avignon est un lieu incroyable du dialogue, l'une des seules grandes manifestations culturelles réunissant plusieurs générations de spectateurs et d'artistes venant d'horizons très différents." "La première idée du Festival d'Avignon, c'est celle d'un festival de création où des artistes viennent proposer des nouvelles formes d'esthétique pour le plus grand nombre", affirme-t-il, estimant se situer dans le droit fil de l'histoire du festival créé par Jean Vilar, qui l'a "ouverte à toutes les formes".

"Il n'y a que 35 projets", relève-t-il, ce qui limite le nombre des artistes invités. "Tout le monde n'est pas au festival tous les ans" -sur 35 grands spectacles annoncés à Avignon, 22 sont des créations dont 15 ont été conçues spécialement pour le festival. Vincent Baudriller rappelle avoir invité il y a deux ans le metteur en scène Claude Régy, l'un des plus grands artistes français, qui n'était jamais venu au Festival, ou Patrice Chéreau, présent cette année et qui était absent depuis 1988, ou encore Ariane Mnouchkine et Bartabas.

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  • al38240 : Tout à fait d'accord avec Mr Lucchini : le festival d'Avignon est devenu un repère de bobos qui, même s'ils ne comprennent rien aux "pièces" qui son jouées, se pâment de pamoison parce qu'ils Y ETAIENT !

    Le 05/07/2011 à 14h39
  • gp34090 : Le festival d'Avignon n'est plus qu'une manifestation pour bobos.

    Le 05/07/2011 à 11h15
  • fafoogle : Le Festival d'Avignon est devenu select, cher, inintéressant, le public y est complètement oublié. Il a perdu tout son charme et en 10 ans j'ai bien vu l'ambiance changer. C'est devenu le rendez-vous de comédiens connus venus faire leur promo. A l'origine, dans le off, il ne s'agissait que d'acteur inconnus pour des pièces inconnues mais (la plupart du temps) bien intéressantes ! Je suis bien d'accord avec M. Luchini en tout point

    Le 05/07/2011 à 09h28
  • rasleb78 : M. Luchini est un grand acteur et un grand lecteur. Parfois, il me fait peur, tellement il est éxalté. Mais je suis d'accord avec lui. Comment bouder la Comédie Française? Comment oublier Molière qui a écrit des pièces tellement décapantes, qu'en son temps, il aurait dû être éxécuté sur la place publique. Comment oublier de grands interprètesi? Il est important de donner une chance à tout le monde, mais il est tout aussi important de pouvoir captiver l'attention de "Monsieur tout le monde" avec des pièces qui sont à la portée de tout le monde et peut-être faire aimer le théâtre à des gens qui n'ont jamais eu l'occasion d'y aller.

    Le 04/07/2011 à 20h37
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