Un bon compost commence par un bon tri des déchets. Etape suivante : vider son "bio seau" dans le bac.Désormais, Valérie a quatre poubelles dans sa cuisine. « Une pour le verre, une pour le papier, une pour le compost et une dernière pour tous les autres déchets ». Depuis deux semaines, sa résidence, située près de la mairie du 18e arrondissement de Paris, s'est mise au compostage collectif. Ils sont une douzaine de familles à y participer. "Sur 46 foyers, c'est pas mal nous a dit la personne de la mairie qui nous suit". Car le projet est coordonné par la Marie de Paris qui fournit les bacs mais aussi du broya, de la matière sèche indispensable pour la constitution du compost. Autre condition indispensable : un tri très précis des déchets. Car seuls ceux d'origine végétale sont autorisés à finir dans les bacs à compost."Ce n'est pas contraignant, c'est juste un pli à prendre", explique Valérie. Epluchures de fruits, de légumes, coquilles d'œufs - à "réduire en petits morceaux" - , fleurs fanées, sachets de thé ou encore marc de café...tout est stocké dans un "bio seau" d'une dizaine de litres, distribué aux familles participantes par la Mairie."J'en avais déjà un, et le mien doit correspondre à un sac poubelle de 20 à 30 litres", précise Valérie.
Des couches oui, mais en machine !
Elles sont en bambou ou en coton et finissent dans le lave-linge. Moins de déchets et moins de produits chimiques, les couches lavables séduisent de plus en plus de parents pour leur côté écologique. Mais pas que. Plus chères à l'achat que des modèles classiques, elles permettent pourtant de réaliser de jolies économies.
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Vache bio, le naturel, ça se travaille
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Publié le 28/10/2011
Consommer responsable ? Une fausse nouveauté
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Publié le 28/10/2011
Une fois le sceau rempli, direction la cour intérieure de la résidence où sont stockés trois bacs, deux d'une contenance de 600 litres, un de 400 litres, d'environ 1m de haut. À gauche, un premier pour les déchets d'origine végétale. Au centre, celui contenant la matière sèche."Pour un seau de déchets, il faut ajouter un demi-seau de matière sèche." Quand le compost commence à fermenter, il est transféré dans le troisième bac. "Il faut ensuite attendre 6 à 9 mois pour avoir de l'engrais". Le compost produit est avant tout destiné à alimenter les plantes des résidents."L'intérêt c'était de pouvoir récupérer du terreau pour nos terrasses. Et puis il y avait aussi un petit côté écolo. C'est assez éducatif pour les enfants". Mère au foyer de 42 ans, elle en a profité pour donner "un petit cours" à ses deux garçons et leur expliquer le système, qu'elle a elle-même appris pendant une formation d'une heure. Et s'il reste des questions, elle peut se tourner vers son voisin Denis. Surnommé leur "grand maître du compost", il est le "référent", qui fait le lien entre les habitants, la Mairie et le "maître-composteur".
Ecologie et convivialité
Ils sont cinq à tenir ce rôle dans la capitale. Leur mission ? Vérifier, une fois par mois, le bon déroulement du processus. Un suivi qui dure neuf fois, ce qui correspond à un cycle de compostage. Aujourd'hui, c'est la dernière visite de Caroline, 37 ans, sur le site de la rue de Reims, dans le 13e arrondissement, l'un de ceux qui "fonctionnent le mieux". Comme à chaque fois, elle retrouve Pierre, 60 ans, le "référent", près des bacs au fond du petit jardin. "Il y a même des petits champignons", s'exclame Caroline devant le compost. Débuté en décembre 2010, il a été tamisé, dernière étape avant d'être distribué aux 40 foyers participants. "C'est le gardien qui en a eu l'idée, se rappelle Pierre, car notre terre est très pauvre et que ça fait un bon engrais. L'appel à candidature de la mairie tombait au bon moment. J'en ai parlé au gardien, on a voté en assemblée générale. Entre temps, le gardien avait défriché cette partie du jardin" et aménagé un local avec des palettes en bois et des matériaux de récupération. Le local, à ciel ouvert, contient quatre bacs. Sur le côté, un carnet de bord est accroché afin que les participants cochent le nombre de bio seaux jetés. Une balance électronique, suspendue à une palette, sert à en peser le contenu. Aucune odeur particulière. Seules quelques mouches qui vivotent autour du bac contenant les déchets. Pendant ses visites, qui peuvent durer de 30 minutes à 1 heure, Caroline retourne le compost à l'aide d'une fourche bêche et d'une pelle. Et lors de toutes les étapes du compostage, de la maturation au tamis, ce sont tous les participants qui retroussent leurs manches. De quoi répondre à la "recherche de convivialité" entre les 174 foyers des trois immeubles. Personnes âgées, parfois présentes depuis la construction de la résidence dans les années 1960, jeunes couples avec enfants...tous se retrouvent autour du compostage.
Quid après le départ du maître-composteur ? "On ne les abandonne pas, explique-t-on à la mairie. Nous les suivrons au moins une fois par an." Caroline devrait bientôt être en charge de quatre nouveaux sites. Preuve que l'opération est un succès. Sur 115 candidatures, 65 sites sont pour le moment en fonctionnement, les autres sont "en attente". Accord du syndicat, emplacement près d'un point d'eau, un minimum de 10 foyers participants...la résidence doit répondre aux conditions posées par la Mairie. Un nouvel appel à candidature sera d'ailleurs lancé en novembre. Surtout présent dans le nord-est de la capitale, le compostage en pied d'immeuble s'étend dans les 12e et 13e arrondissement. "C'est difficile à mettre en place dans le centre car il n'y a pas beaucoup de place", affirme la Mairie qui a décidé d'y expérimenter du lombricompsotage - des bacs à roulettes où seront placés des vers- d'ici mai 2012. Car si au niveau du tout Paris, la baisse de production de déchets n'est pas significative, elle se fait sentir à l'échelle locale. "Nous avons eu des retours très positifs de certains sites. On nous a dit que c'était formidable et qu'ils sortaient une poubelle de moins maintenant". Une première étape vers la diminution des déchets dans la capitale, qui en produit 1 200 000 tonnes tous les ans.
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