Membres de l'association du jardin du bois Dormoy dans le quartier de la goutte d'Or à paris © DRLes activistes tendance chlorophylle à l'assaut de Paris
Tags en mousse, semis en ville, telles sont les missions des "guerilla gardeners". Lancé en 2004 par l'anglais Richard Reynolds, le mouvement de la Guerilla Gardening s'est étendu hors d'Angleterre. A Paris, une poignée de ces guerilleros s'active pour reverdir la capitale.
Publié le 28/10/2011
Des couches oui, mais en machine !
Elles sont en bambou ou en coton et finissent dans le lave-linge. Moins de déchets et moins de produits chimiques, les couches lavables séduisent de plus en plus de parents pour leur côté écologique. Mais pas que. Plus chères à l'achat que des modèles classiques, elles permettent pourtant de réaliser de jolies économies.
Publié le 28/10/2011
D'économe, je suis devenue écolo
Bloquée par un budget serré, une jeune drômoise a décidé de bousculer son mode de consommation. En l'espace d'une année, son besoin de faire des économies l'a conduite à l'écologie.
Publié le 28/10/2011
Un mariage bio.... c'est-à-dire ?
Quand on est un couple d'écologistes convaincus, la simplicité est de rigueur y compris au moment de se passer la bague au doigt. Démonstration avec Liane et Robin pour qui le bonheur du mariage passait aussi par la réduction de son impact écologique.
Publié le 28/10/2011
Vache bio, le naturel, ça se travaille
Une vache bio, est-ce une vache qui ne mange que de l'herbe bio ? Qui ne prend jamais d'antibios ? TF1 News a interrogé Eric Rochas, agriculteur bio depuis plus de 10 ans dans sa Ferme des Colibris, à Méaudre en Isère.
Publié le 28/10/2011
Consommer responsable ? Une fausse nouveauté
Interview - Consommer écologique, bio et éthique: effet de mode ou phénomène durable ? Michelle Dobré, sociologue chercheur à l'université de Caen sur les styles de vie et les sensibilités écologiques, explique l'origine d'un phénomène appelé à durer.
Publié le 28/10/2011
"De grâce, de grâce, Monsieur le Promoteur, De grâce, de grâce, Préservez cette grâce". Comment ne pas penser à la célèbre chanson de Jacques Dutronc en passant le long du Bois Dormoy ? "La destruction du Bois ? Pour l'instant j'essaie de ne pas y penser, je touche du bois", lance, rieur, Tanguy Josse en attrapant une branche de cerisier. Ce comédien est l'un des fondateurs de l'association du Bois Dormoy et accueille en ce dimanche après-midi, les visiteurs qui passent le grillage pour profiter de la verdure, rare dans ce quartier. Les habitués se saluent chaleureusement, un groupe d'étudiants s'installe sous les arbres pour bavarder.
Ce jardin de 2000 mètres carrés voit défiler une cinquantaine de personnes le dimanche après-midi. Familles du quartier venues faire prendre l'air à leurs marmots, retraités en quête d'un petit coin tranquille où passer l'après-midi, ou riverains qui passent discuter quelques minutes, ceux qui profitent du Bois Dormoy ne se ressemblent pas. Le Bois attirent toutes les générations qu'ils soient jardiniers passionnés, adhérents à l'association, habitués ou simples curieux.
Un terrain vague réhabilité
Terrain resté en friche depuis les années 80, la parcelle faisait office de déchetterie et de repaire pour les toxicomanes du coin. C'est la curiosité de Thomas Augais, un jeune professeur de français, aujourd'hui président de l'association, qui a permis la réhabilitation du lieu: " J'habitais juste en face, et de ma fenêtre je voyais ces grands arbres. Avec un petit groupe, nous sommes passés sous la palissade qui bloquait l'accès au jardin et nous avons décidé de l'aménager".
Ouvert au public en 2008 d'abord clandestinement, puis avec l'accord de la mairie de Paris obtenu en 2010, le jardin a pris son rythme de croisière. Culture d'un potager communautaire, organisation d'expositions ou de concerts, le Bois Dormoy est un lieu de jardinage mais aussi de passage. "Je participe très modestement aux plantations, je n'ai pas la main verte, confesse Yves Goubert, cheminot de 53 ans et récent adhérent de l'association, je viens ici pour profiter du jardin, ça me rappelle un petit bois du patelin d'où je viens."
Le projet de maison de retraite est prêt
Un petit bois en plein nord de Paris qui risque bientôt de disparaître. La mairie de Paris possède toujours le terrain et a décidé d'y installer une maison de retraite. Le projet est en cours depuis longtemps mais avait été ralenti par des formalités administratives. Aujourd'hui tout est prêt, la mairie doit donner le feu vert pour le début des travaux. Les adeptes du Bois Dormoy auront alors un mois pour quitter leur petit coin de verdure. Du côté de la mairie, pas de négociation en vue : "L'accord était très clair, souligne Nathalie Daclon déléguée aux Espace verts à la mairie de Paris. Nous avons prêté pour une durée limitée, l'association a accepté les termes du contrat. C'est vrai que c'est quand même dommage qu'un espace comme celui-ci disparaisse," concède-t-elle.
"On se fait enfermer dans le béton"
Les adhérents ne peuvent que déplorer la fin prochaine de leur jardin : "C'est dommage, c'est vraiment un lieu important du quartier, organisé à l'initiative des habitants," déplore Jules, étudiant en architecture. "On se fait enfermer dans le béton, renchérit Yves, moi s'il faut soutenir les membres très actifs de l'association le moment venu je le ferai."
A la mairie du 18ème arrondissement tenu par le parti socialiste, ce sont les Verts et l'UMP qui appellent à la conservation du jardin. Tanguy Flosse espère un dénouement politique: "On ne sait jamais, si les Verts font un bon score aux prochaines élections, peut-être que ça pourra jouer en notre faveur."
| Les jardins partagés à Paris |
Il en existe environ 60 à Paris. Ce sont des jardins de proximité ouvert sur le quartier confiés à une association pour une durée limitée (1 an renouvelable jusqu'à 5 ans). Leur but : favoriser les rencontres et développer la biodiversité en ville. Les habitants d'un quartier doivent créer une association et constituer un dossier auprès de la cellule "Main verte" (créée en 2003) de la Direction des Espaces verts et de l'Environnement de la ville de Paris. La mairie de Paris fournit le terrain, la terre, la cloture et une arrivée d'eau en échange de l'entretien du jardin et de son ouverture au public. |
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