Une vingtaine de couches lavables sont nécessaires pour un enfant de la naissance à ses 3 ans. © Bertrand Sennegon Flickr
Cette fois-ci, Annabel ne passera pas son congé maternité devant son ordi. Enceinte de son deuxième enfant, cette jeune maman de 34 ans a déjà tout ce qu'il faut et réitèrera son "expérience réussie". Son produit de prédilection ? Les couches lavables qu'elle a utilisées pour sa première fille, aujourd'hui âgée de deux ans et demi. Une découverte qui s'est un peu faite au hasard il y a trois ans. "J'étais en congé maternité et je n'y connaissais absolument rien en enfants !, plaisante-t-elle. J'ai pas mal surfé sur Internet et je suis tombée sur un site qui parlait des couches lavables. Au début, je me suis dit « qu'est ce que c'est que ce délire ?. Et puis j'ai continué mes recherches et j'ai trouvé des informations sur des sites canadiens. Ils sont beaucoup plus en avance que nous à ce sujet".
Les activistes tendance chlorophylle à l'assaut de Paris
Tags en mousse, semis en ville, telles sont les missions des "guerilla gardeners". Lancé en 2004 par l'anglais Richard Reynolds, le mouvement de la Guerilla Gardening s'est étendu hors d'Angleterre. A Paris, une poignée de ces guerilleros s'active pour reverdir la capitale.
Publié le 28/10/2011
A Paris, ils font du compost au pied de leur immeuble
Depuis l'an dernier, de nouveaux bacs ont fait leur apparition dans les cours de certaines résidences parisiennes. Objectif ? Diminuer la production de déchets en les transformant en compost. Une initiative mise en place par la Mairie de Paris qui a déjà séduit 65 immeubles.
Publié le 29/10/2011
D'économe, je suis devenue écolo
Bloquée par un budget serré, une jeune drômoise a décidé de bousculer son mode de consommation. En l'espace d'une année, son besoin de faire des économies l'a conduite à l'écologie.
Publié le 28/10/2011
Un mariage bio.... c'est-à-dire ?
Quand on est un couple d'écologistes convaincus, la simplicité est de rigueur y compris au moment de se passer la bague au doigt. Démonstration avec Liane et Robin pour qui le bonheur du mariage passait aussi par la réduction de son impact écologique.
Publié le 28/10/2011
Vache bio, le naturel, ça se travaille
Une vache bio, est-ce une vache qui ne mange que de l'herbe bio ? Qui ne prend jamais d'antibios ? TF1 News a interrogé Eric Rochas, agriculteur bio depuis plus de 10 ans dans sa Ferme des Colibris, à Méaudre en Isère.
Publié le 28/10/2011
Consommer responsable ? Une fausse nouveauté
Interview - Consommer écologique, bio et éthique: effet de mode ou phénomène durable ? Michelle Dobré, sociologue chercheur à l'université de Caen sur les styles de vie et les sensibilités écologiques, explique l'origine d'un phénomène appelé à durer.
Publié le 28/10/2011
"C'était un petit jardin..."
Coincé dans une petite impasse entre la voie de chemin de fer et la rue hyper passante Marx Dormoy, le jardin partagé du Bois Dormoy est le "poumon" de la Goutte d'Or à Paris. Ouvert au public depuis 2008, l'espace est voué à disparaître. La mairie de Paris a voté la construction d'une maison de retraite à cet endroit.
Publié le 28/10/2011
Elle a vite été séduite par la démarche écologique, et en particulier par l'absence de produits chimiques. Ses cours de préparation à l'accouchement, dispensés par une sage-femme axée bio-écolo ont fini par la convaincre. Et pourtant le pari était loin d'être gagné. "Il y a trois ans, pour moi le bio c'était un truc pour nous faire dépenser de l'argent". Après avoir échangé avec d'autres mamans sur des forums spécialisés, elle a fait ses premières commandes, sur Internet. Et a essayé tous les modèles. Des "langes" pour les premiers mois, des "couches classiques" - qui se composent de deux parties, une partie absorbante et une culotte imperméable - et des couches tout en un - les TE1 où partie absorbante et culotte ne forment qu'une seule pièce. Le tout en différentes matières : bambou, coton, microfibre ou chanvre.
Quand les selles du bébé deviennent plus consistantes, un "petit voile" vient se placer dans la couche. Biodégradable, il suffit de le jeter dans les toilettes. "L'inconvénient des couches lavables, c'est qu'on change les enfants plus souvent, toutes les 2 à 3 heures", explique-t-elle. Sans plastique, elles résistent moins bien aux fuites. Une fois utilisées, les couches sont stockées dans un sceau, "à sec" ou "dans de l'eau", mais toujours avec quelques gouttes d'huiles essentielles (même bio, les couches ne suppriment pas les mauvaises odeurs). "Ensuite on met les couches en machine, à 60 degrés". Au départ, son mari Ronan était "complètement contre". Puis elle a trouvé une vidéo où un papa expliquait la démarche des couches lavables. Et ça l'a convaincu. Pour son entourage, ça a été plus compliqué. "Certains m'ont renvoyé l'argument de la quantité d'eau que j'utilisais en me disant que ce n'était pas écologique".
"Nous ne sommes pas des extraterrestres !"
Mais "les couches jetables utilisent beaucoup plus d'eau qu'une couche lavable", affirme Florence Bédon de l'association Bulle de Coton qui cherche à promouvoir l'utilisation des lavables. "La seule chose, c'est que la jetable utilise ces ressources en amont de la fabrication donc personne ne le voit". Selon une étude sur 6000 couches jetables - le nombre utilisés par un enfant de 0 à 3 ans - et 6000 lavables parue dans Couches lavables et autres alternatives aux couches jetables (éditions Grandir autrement), les jetables consomment 118 m3 en phase de production, contre 85 m3 pour les lavables, chasse d'eau, lavage et production comprise. Et un enfant ne va utiliser qu'une vingtaine de couches lavables jusqu'à la propreté. De quoi faire des économies d'eau mais aussi d'argent. "Les lavables sont de toute façon deux à trois moins chères que les jetables", selon Claire de Ponteves. En ouvrant sa boutique Nat. Bé dans le XIIIe arrondissement de Paris il y a quatre ans, elle a été la première à proposer des couches lavables dans la capitale. Les prix varient entre 20 et 25 euros à l'unité mais elle propose des « remises à la quantité". Un lot d'une vingtaine de couches, nécessaires pour un enfant de 0 à 3 ans, coûte entre 300 et 500 euros suivant les boutiques tandis que les dépenses en couches jetables représentent environ 1500 euros. "Beaucoup de gens viennent parce qu'ils se rendent compte que ça ne revient pas cher. Ce ne sont pas des 'bobo'", précise-t-elle. Elle propose également des couches en location et d'occasion pour les parents encore hésitants. Car si le marché est en plein boom, il reste paradoxalement peu connu.
Pour sensibiliser un public plus large, Bulle de coton a supervisé la Semaine internationale de la couche lavable en France, en mai dernier. Objectif ? Combattre une image vieillotte. "Le problème avec les couches lavables, c'est que ce n'est pas nouveau", explique Florence Bédon, "Et beaucoup de gens se disent "c'est quoi ces dingues qui reviennent à ce que nos grands-mères utilisaient !". Aujourd'hui, la lavable ce n'est plus un machin qu'on plie en 36 morceaux et qu'on fixe à une épingle à nourrice et qui fuit toutes les 5 minutes. Nous ne sommes pas des extraterrestres ». Depuis le mois de mai, la maternité de Schiltigheim, en Alsace, propose à ses patientes d'utiliser des couches lavables. Une première en France qui pourrait "aider à faire avancer les mentalités" selon Florence Bédon. "On va commencer à se dire que si c'est proposé dans les maternités, ce n'est pas si terrible que ça." Et pour les plus réticentes qui ont à cœur de préserver l'environnement, sachez qu'il existe des couches jetables estampillées "écologiques".

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